QS propose des fournitures scolaires par achats groupés puis redistribués
Québec solidaire estime que des achats groupés permettraient des économies de 60 $ par enfant..
Québec solidaire (QS), un parti politique québécois, propose une nouvelle méthode pour fournir les fournitures scolaires aux familles. Si QS est élu lors des élections provinciales de 2026, il remplacera le montant actuel de 127$ versé aux parents pour les fournitures scolaires par un système d'achats groupés organisé par un centre gouvernemental. Ce centre achèterait en gros les fournitures à prix réduit, puis les redistribuerait gratuitement à toutes les familles, sans distinction de revenu. L'objectif est d'économiser 60$ par enfant et par an, tout en simplifiant la rentrée scolaire pour les parents, une période souvent stressante. Cette mesure s'inscrit dans le cadre de la campagne électorale de QS, lancée à la veille du déclenchement officiel de la campagne.
Le système proposé repose sur le Centre d'acquisitions gouvernementales, une entité publique québécoise chargée d'acheter des biens et services pour l'État. Ce centre négocierait des tarifs préférentiels auprès des fournisseurs grâce à des commandes en gros, ce qui permettrait de réduire les coûts. Les fournitures scolaires seraient ensuite distribuées aux familles par l'intermédiaire des écoles, sans frais. Contrairement à l'allocation actuelle de 127$, qui est versée à toutes les familles de manière uniforme, cette approche vise à uniformiser les fournitures reçues par chaque enfant, évitant ainsi les différences de matériel entre élèves. QS souligne que cette méthode permettrait aussi de gagner du temps aux parents, déjà très occupés lors de la rentrée.
Ruba Ghazal, co-porte-parole de QS, justifie cette proposition en critiquant le système actuel. Elle explique que les 127$ versés à toutes les familles ne couvrent pas les besoins réels, comme en témoigne l'augmentation du nombre de parents se rendant dans des organismes communautaires pour compléter les fournitures manquantes. Ghazal ajoute que cette allocation ne répond pas aux besoins spécifiques des familles, notamment celles à faible revenu, et qu'elle peut même financer des familles aisées qui n'en ont pas besoin. Elle insiste aussi sur l'importance d'éviter la stigmatisation des enfants à l'école, où les différences de matériel pourraient être source de moqueries. Pour QS, cette mesure est donc à la fois économique, pratique et sociale.
La CSQ (Centrale des syndicats du Québec), qui représente la majorité des enseignants et du personnel scolaire du primaire et du secondaire, a réagi de manière mitigée à cette proposition. Éric Gingras, président de la CSQ, reconnaît que l'idée est intéressante si elle ne complique pas davantage le travail du personnel scolaire. Cependant, il critique le manque de vision globale de cette mesure, la qualifiant d'initiative isolée. Gingras plaide pour une réflexion collective plus large, notamment à travers des états généraux en éducation, afin de définir un plan éducatif cohérent pour les 20 prochaines années. Pour lui, des annonces ponctuelles comme celle de QS ne suffisent pas à résoudre les défis du système scolaire québécois.
Cette annonce s'inscrit dans le cadre des élections provinciales québécoises de 2026, où QS, parti de gauche, cherche à se distinguer des autres formations politiques. Le déclenchement officiel de la campagne électorale est prévu pour le 26 août 2026, et cette proposition sur les fournitures scolaires vise à séduire les électeurs en mettant en avant des mesures concrètes et accessibles. QS utilise ce type d'initiatives pour illustrer son engagement en faveur d'une société plus équitable et solidaire, tout en critiquant les politiques actuelles qui, selon elle, ne répondent pas aux besoins réels des familles.

