If Greenland falls, who’s next? Trump’s annexation threats should be a warning for the world
On In Bed with the Elephant, Journalist Brett Popplewell takes us inside Greenland as it faces down Trump’s annexation threats — and warns that if the U.S. can justify taking Greenland, Canada could be next The post If Greenland falls, who’s next? Trump’s annexation threats should be a warning for the world appeared first on Ricochet..
En 2026, l'ancien président américain Donald Trump a renouvelé ses menaces d'annexer le Groenland, un territoire autonome danois situé entre l'océan Arctique et l'océan Atlantique. Ces déclarations ont été faites à la fois lors de négociations commerciales et sur les réseaux sociaux. Trump considère cette région comme une ressource stratégique et économique, notamment pour son potentiel militaire et ses richesses naturelles. Il a affirmé publiquement que le Groenland serait sous contrôle américain avant la fin de son mandat. Ces propos ont provoqué une réaction immédiate parmi les habitants, certains préparant des plans d'évacuation ou gardant des armes chargées, reflétant une inquiétude profonde face à une possible invasion.
Les habitants du Groenland, dont 89 % sont d'origine inuit, prennent ces menaces très au sérieux. Une délégation inuit de 80 personnes venue du Québec et du Labrador a même voyagé jusqu'à la capitale, Nuuk, en février 2026 pour exprimer leur soutien à la souveraineté groenlandaise. Ces communautés se considèrent comme liées par des liens culturels et familiaux, malgré les frontières politiques imposées. Les Groenlandais craignent une exploitation de leurs ressources naturelles, comme le pétrole, le gaz ou les minerais rares, qui deviendront plus accessibles avec la fonte des glaces. Ils rejettent catégoriquement l'idée d'une exploitation industrielle de leur territoire, qu'ils souhaitent préserver.
Le Canada, voisin direct du Groenland, se trouve dans une position délicate. D'un côté, il exprime sa solidarité avec le Groenland, mais de l'autre, il participe à des exercices militaires conjoints avec les États-Unis, tout en restant silencieux face aux menaces d'annexion. Cette ambiguïté est critiquée par des experts comme Brett Popplewell, journaliste ayant enquêté sur place, qui souligne l'hypocrisie d'une telle position. Le Canada partage une frontière maritime avec le Groenland, notamment avec des îles comme l'île d'Ellesmere ou l'île de Baffin, ce qui rend la question de la souveraineté encore plus sensible pour Ottawa.
Le Groenland représente un enjeu majeur pour les grandes puissances en raison de ses ressources naturelles et de sa position stratégique dans l'Arctique, une région en pleine mutation climatique. Avec la fonte des glaces, des zones auparavant inaccessibles deviennent exploitables, attirant l'attention des États-Unis, de la Chine et de la Russie. Trump voit cette région comme une opportunité économique, comparant son annexion à une transaction immobilière. Certains politiciens américains ont même proposé de renommer le Groenland en 'Red White and Blueland', une référence aux couleurs du drapeau américain, illustrant la vision territoriale de ces projets.
En août 2026, le journal The Guardian a révélé qu'une entreprise pétrolière liée à Trump avait commencé des forages exploratoires sur la côte est du Groenland sans autorisation des autorités locales. Ces activités ont été temporairement bloquées après une mise en garde officielle du gouvernement groenlandais. Les ressources du Groenland, comme les terres rares, le pétrole ou le gaz, deviennent de plus en plus accessibles avec le réchauffement climatique, ce qui intensifie les convoitises. Les habitants s'opposent fermement à une exploitation intensive, craignant de subir le même sort que d'autres régions du monde déjà dévastées par l'extraction minière ou pétrolière.
Les Groenlandais se sentent abandonnés par la communauté internationale, notamment face aux grandes puissances qui négocient leur avenir sans les consulter. Brett Popplewell, qui a rencontré des habitants lors de son reportage, souligne leur sentiment d'isolement et leur désir d'un soutien concret de la part du Canada. Ils espèrent une collaboration plus étroite avec les pays voisins pour protéger leur souveraineté et leur mode de vie. Popplewell insiste sur l'urgence pour le Canada et les autres nations de prendre au sérieux ces menaces et d'agir pour éviter que le Groenland ne devienne le premier domino d'une série d'annexions dans la région arctique.

