Étiquetage énergétique et indices de réparabilité : la DGCCRF constate des manquements persistants à l’information des consommateurs
Étiquetage énergétique et indices de réparabilité : la DGCCRF constate des manquements persistants à l’information des consommateurs Consommation.
En octobre 2026, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), un service public français chargé de protéger les consommateurs, a publié les résultats de ses contrôles menés en 2025. Ces contrôles portaient sur l’information environnementale des appareils électroménagers et électroniques, notamment leur étiquetage énergétique et leur indice de réparabilité. Sur les 431 établissements inspectés, un quart (soit environ 108 établissements) a fait l’objet de mesures correctives ou de sanctions pour non-respect des obligations légales. Ces manquements concernent principalement l’affichage des informations obligatoires, leur accessibilité pour les consommateurs, et parfois leur exactitude.
Les appareils électroménagers et électroniques vendus en France doivent obligatoirement afficher deux types d’informations pour informer les consommateurs sur leur impact environnemental. D’abord, l’étiquetage énergétique, qui classe les appareils de A à G selon leur efficacité énergétique, permettant de comparer leur consommation d’énergie. Ensuite, l’indice de réparabilité, noté de 0 à 10, indique la facilité avec laquelle un appareil peut être réparé, favorisant ainsi l’économie circulaire. Les contrôles de la DGCCRF ont révélé que ces informations étaient parfois absentes, incomplètes, ou difficiles à trouver pour les consommateurs, ce qui empêche une comparaison éclairée avant un achat.
Ces manquements ont un impact direct sur les consommateurs, qui ne peuvent pas prendre des décisions d’achat éclairées. Par exemple, un appareil mal classé sur l’étiquette énergétique peut coûter plus cher à l’usage en raison d’une consommation électrique élevée, tandis qu’un indice de réparabilité faible peut entraîner des dépenses supplémentaires en réparations ou un remplacement prématuré. La DGCCRF souligne que ces lacunes nuisent à la fois aux droits des consommateurs et aux objectifs environnementaux de la France, comme la réduction des déchets électroniques.
La DGCCRF, en tant qu’autorité de contrôle, a pour mission de veiller au respect des réglementations par les professionnels. En 2025, elle a mené des inspections dans des magasins physiques et en ligne pour vérifier la conformité des étiquettes et des indices. Lorsqu’un manquement est constaté, la DGCCRF peut imposer des mesures correctives, comme la mise en conformité des affichages, ou engager des poursuites en cas de récidive ou de fraude avérée. Ces actions visent à protéger les consommateurs et à encourager les entreprises à adopter des pratiques plus transparentes.

