Plafond des franchises médicales en France : il passera de 100 à environ 140 euros (au lieu de 200 euros)
Le doublement des plafonds est abandonné dans la proposition du gouvernement. Désormais, la ministre de la Santé prévoit une hausse indexée sur l’inflation en France depuis 2005..
Le gouvernement français avait initialement prévu de doubler le plafond des franchises médicales, passant de 100 € à 200 € par an. Une franchise médicale est une somme restant à la charge de l’assuré social après remboursement par l’Assurance Maladie. Par exemple, si une boîte de médicaments coûte 10 € et que votre franchise est de 1 €, vous payez 1 € de plus que le prix remboursé. Cette mesure visait à réduire les dépenses de santé en France, qui augmentent régulièrement. Cependant, après des critiques vives de la part des patients, des médecins et des syndicats, le gouvernement a revu sa copie. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé le 20 août 2026 que le plafond ne serait pas doublé, mais relevé à environ 140 €, soit une augmentation bien moindre que prévu.
La nouvelle hausse des franchises médicales sera indexée sur l’inflation, c’est-à-dire ajustée en fonction de la hausse générale des prix en France. Depuis 2005, cette indexation existe déjà pour d’autres dépenses de santé. L’inflation moyenne en France entre 2005 et 2026 est d’environ 40 %. Cela explique pourquoi le plafond passera de 100 € à 140 €, et non à 200 €. Stéphanie Rist a souligné que cette méthode est plus juste et lisible que la hausse brutale initialement prévue. Elle a aussi précisé que cette augmentation représenterait moins de 2 € par mois pour la plupart des Français, et environ 4 € par mois pour les patients en affection longue durée (ALD), c’est-à-dire ceux souffrant de maladies chroniques comme le diabète ou le cancer.
La proposition initiale de doubler le plafond des franchises médicales avait suscité de vives réactions. France Assos Santé, la principale fédération des patients, ainsi que des syndicats de médecins comme MG France et Convergence infirmière, avaient critiqué cette mesure. Leurs arguments portaient sur le fait que la hausse était trop brutale et qu’elle alourdissait le reste à charge des assurés. Face à ces critiques, le gouvernement a fait marche arrière. Stéphanie Rist a reconnu que la hausse brutale avait été mal comprise, notamment en raison de son impact sur le budget des ménages. Elle a défendu la nouvelle version, plus progressive, comme une solution plus équitable.
La hausse des franchises médicales n’est pas encore effective. Elle devra être validée dans le cadre des budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour l’année prochaine. Le gouvernement de Sébastien Lecornu a également dû démentir d’autres rumeurs concernant des mesures d’économies, comme la fin des **APL** (Aides Personnalisées au Logement) pour les étudiants, le gel du **RSA** (Revenu de Solidarité Active) ou du minimum vieillesse, ou encore une hausse de l’impôt sur le revenu. Le ministre a qualifié ces affirmations de *fausses* dans un message publié sur X (ex-Twitter) le même jour que l’annonce de Stéphanie Rist. La réforme des franchises médicales reste donc en suspens jusqu’à son adoption définitive.

