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Des plongeurs découvrent une bague représentant le phare d'Alexandrie qui nous éclaire sur le destin de cette merveille du monde

Science & Vie · mis à jour il y a 2 j

Des sept merveilles du monde antique, le phare d’Alexandrie est la plus insaisissable, réduite en ruines au Moyen Âge et connue surtout par les textes. Au fond de la rade, les fouilles livrent pourtant encore des traces inattendues.

Sept merveilles antiques

Les sept merveilles du monde antique désignent une liste de constructions exceptionnelles établie par les Grecs anciens vers le IIIᵉ siècle avant notre ère. Parmi elles, le phare d'Alexandrie, situé en Égypte, est la seule située en Afrique. Les autres incluent des monuments comme la pyramide de Khéops ou le temple d'Artémis à Éphèse. Ces merveilles étaient admirées pour leur grandeur architecturale ou leur ingéniosité technique, mais la plupart ont disparu, réduites en ruines au fil des siècles. Le phare d'Alexandrie, par exemple, a été endommagé par plusieurs tremblements de terre entre le Xᵉ et le XIVᵉ siècle, puis progressivement démantelé pour ses matériaux. Aujourd'hui, il n'en reste que des vestiges archéologiques et des descriptions dans des textes antiques.

Phare d'Alexandrie disparu

Le phare d'Alexandrie, construit vers 280 avant notre ère sous le règne du pharaon Ptolémée II, était une tour de 135 mètres de haut, selon les estimations des historiens. Situé sur l'île de Pharos, à l'entrée du port d'Alexandrie en Égypte, il combinait une fonction pratique de guidage des navires et une dimension symbolique de puissance royale. Son architecture unique, avec trois étages superposés et une flamme au sommet, en faisait une prouesse technique pour l'époque. Cependant, il a été progressivement détruit par des séismes entre les Xᵉ et XIVᵉ siècles, puis ses pierres ont été réutilisées pour construire des fortifications ou des mosquées. Les fouilles archéologiques en mer ont révélé des blocs de pierre colossaux, confirmant son emplacement, mais son apparence exacte reste débattue.

Découverte récente en mer

Des plongeurs explorant les fonds marins de la rade d'Alexandrie, en Égypte, ont découvert une bague en bronze gravée d'une représentation du phare. Cette trouvaille, datée du Moyen Âge, offre un nouvel éclairage sur la façon dont les contemporains se représentaient cette merveille antique. La bague, probablement portée par un habitant ou un visiteur d'Alexandrie, mesure quelques centimètres de diamètre et porte une image stylisée du phare, avec ses étages caractéristiques. Cette découverte est significative car elle provient d'une période où le phare n'était plus qu'un souvenir, ce qui suggère que son image persistait dans la mémoire collective malgré sa disparition physique.

Importance de la bague

La bague découverte par les plongeurs est un objet modeste mais précieux pour les archéologues, car elle fournit une représentation visuelle directe du phare d'Alexandrie. Contrairement aux textes antiques, qui décrivent souvent le monument de manière fragmentaire ou subjective, cette gravure offre une vision concrète et accessible de sa structure. Les chercheurs estiment que cette bague pourrait dater du Xᵉ au XIIᵉ siècle, une période où le phare était déjà en ruines mais où son souvenir restait vivace. Elle témoigne aussi de la persistance de la culture antique dans la région, même après la chute de l'Empire romain et l'arrivée de l'islam en Égypte.

Ce que ça pourrait changer

Les fouilles sous-marines menées dans la rade d'Alexandrie sont menées par des équipes d'archéologues égyptiens et internationaux, souvent en collaboration avec des institutions comme l'*Institut européen d'archéologie sous-marine* (IEASM). Ces recherches visent à explorer les vestiges engloutis de la ville antique, dont le phare, mais aussi des palais royaux ou des temples. La découverte de la bague en bronze s'inscrit dans ce contexte, où les objets personnels, comme les bijoux ou les pièces de monnaie, permettent de reconstituer la vie quotidienne des habitants. Ces fouilles sont rendues possibles par des technologies modernes, comme les sonars ou les robots sous-marins, qui cartographient les fonds marins avec précision.

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