Testament olographe : précisions sur la recevabilité de l’action en nullité et charge de la preuve de la confirmation
Testament olographe : précisions sur la recevabilité de l’action en nullité et charge de la preuve de la confirmation Patrimoine Procédure civile.
La Haute Juridiction (ici, la Cour de cassation française) a précisé qu’une action en nullité absolue d’un testament olographe peut être engagée par toute personne ayant un intérêt légitime à contester ce document. Cela inclut notamment les collatéraux privilégiés (frères, sœurs, neveux, nièces) qui se sentent lésés par le testament, car ils étaient initialement appelés à hériter mais en sont exclus. L’action peut aussi être motivée par un doute sur l’authenticité du testament, par exemple s’il est considéré comme faux. Cette décision renforce la protection des héritiers évincés en leur donnant un recours juridique clair contre un testament qu’ils estiment irrégulier ou injuste.
Dans le cadre d’une action en nullité, si le défendeur (celui qui est attaqué en justice) affirme que le testament, bien que nul, a été *confirmé* par la suite, il lui revient d’en apporter la preuve. Cela signifie que c’est à lui de démontrer que le testateur (la personne qui a rédigé le testament) a, par un acte ultérieur ou une attitude, *validé* ou *accepté* ce testament malgré son irrégularité initiale. Cette règle place la charge de la preuve sur le défendeur, ce qui peut compliquer sa défense s’il ne dispose pas de preuves tangibles (écrits, témoignages, etc.) de cette confirmation.

