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Manger des légumes à feuilles vertes pourrait améliorer la santé pulmonaire, grâce à la présence d'une vitamine spécifique

Science & Vie · mis à jour 8 juil.

Les légumes verts ont bonne réputation, sans qu'on sache toujours quel organe ils protègent. Côté poumons, on les soupçonnait sans preuve solide.

Légumes verts et poumons

Une étude récente suggère qu’une consommation régulière de légumes à feuilles vertes, comme les épinards, les blettes ou le chou kale, pourrait avoir un effet bénéfique sur la santé des poumons. Ces légumes contiennent une vitamine spécifique, la vitamine K, dont le rôle dans la protection des voies respiratoires commence à être mieux compris par les scientifiques. La vitamine K est une vitamine liposoluble, c’est-à-dire qu’elle se dissout dans les graisses et non dans l’eau, ce qui facilite son absorption par l’organisme lorsqu’elle est consommée avec un peu de matière grasse, comme de l’huile d’olive. Elle joue un rôle clé dans la coagulation sanguine et la santé osseuse, mais des recherches récentes indiquent qu’elle pourrait aussi contribuer à réduire l’inflammation des tissus pulmonaires, un facteur important dans des maladies comme l’asthme ou la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Mécanisme d'action

Le mécanisme par lequel la vitamine K améliore la santé pulmonaire repose sur sa capacité à influencer certaines protéines présentes dans les tissus des poumons. Parmi elles, la protéine GAS6 (Growth Arrest-Specific 6) est particulièrement étudiée. Cette protéine, dont la production est régulée par la vitamine K, possède des propriétés anti-inflammatoires et pourrait aider à limiter les dommages causés par des agressions extérieures, comme la pollution ou le tabac. Une étude citée dans l’article indique que des niveaux suffisants de vitamine K dans l’organisme pourraient réduire de 30 % le risque de développer une maladie pulmonaire obstructive chronique chez les personnes exposées à des polluants atmosphériques. Ces résultats restent à confirmer par des recherches plus approfondies, mais ils ouvrent des perspectives intéressantes pour la prévention.

Sources et recommandations

Les légumes à feuilles vertes sont les principales sources naturelles de vitamine K. Par exemple, 100 grammes d’épinards cuits apportent environ 480 microgrammes de vitamine K, soit plus de 400 % des apports journaliers recommandés pour un adulte. D’autres aliments comme le persil, le brocoli ou les choux de Bruxelles en contiennent également en quantités notables. Pour optimiser l’absorption de cette vitamine, il est conseillé de consommer ces légumes avec une source de graisse, comme une vinaigrette à l’huile d’olive. Les autorités sanitaires, comme l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en France, recommandent un apport quotidien de 70 à 120 microgrammes de vitamine K pour les adultes, selon l’âge et le sexe. Une consommation variée et équilibrée de légumes verts permet généralement de couvrir ces besoins sans recourir à des compléments alimentaires.

Ce que ça pourrait changer

Bien que les résultats des études soient prometteurs, il est important de noter que la consommation de légumes verts ne remplace pas un traitement médical en cas de maladie pulmonaire avérée. Par ailleurs, un excès de vitamine K peut interférer avec certains médicaments, notamment les anticoagulants comme la **warfarine**, couramment prescrite pour prévenir les caillots sanguins. Ces médicaments agissent en bloquant l’effet de la vitamine K, et une consommation excessive de légumes verts pourrait donc réduire leur efficacité. Il est donc recommandé aux personnes sous traitement anticoagulant de consulter leur médecin pour adapter leur alimentation. Enfin, les études citées dans l’article soulignent que les bénéfices de la vitamine K sur la santé pulmonaire nécessitent des recherches supplémentaires pour être pleinement confirmés.

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