NapseflowNapseflow
Généraliste

11 G$ pour bâtir six nouveaux brise-glace au chantier Davie

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 7 j

Ottawa prévoit la création de 5000 emplois pendant la phase de construction..

Investissement de 11 G$

Le gouvernement canadien a annoncé un investissement de 11 milliards de dollars canadiens pour la construction de six nouveaux brise-glace au chantier maritime Davie situé à Lévis, au Québec. Cet investissement s'inscrit dans le cadre d'un contrat signé avec le chantier Davie, l'un des principaux chantiers navals du Canada. Les brise-glace sont des navires spécialement conçus pour naviguer dans des eaux recouvertes de glace, comme celles de l'Arctique canadien. Ce projet vise à moderniser la flotte de la Garde côtière canadienne, dont les navires actuels sont vieillissants. Le premier ministre canadien Mark Carney a souligné que ces nouveaux brise-glace permettront d'assurer une présence accrue dans les eaux nordiques, renforçant ainsi la souveraineté et la sécurité du Canada dans ces régions. Le contrat prévoit la livraison du premier navire dans cinq ans, soit en 2031, et des livraisons graduelles des cinq autres jusqu'en 2036.

Création d'emplois

Le projet de construction des six brise-glace devrait générer la création de 5 000 emplois directs pendant la phase de construction. Ces emplois concerneront principalement des travailleurs du chantier Davie et de ses fournisseurs, ainsi que des emplois indirects dans les industries connexes, comme la métallurgie, l'électronique ou les services logistiques. Selon les estimations du gouvernement, ces emplois auront un impact économique significatif sur la région de Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale, où se trouve le chantier Davie. La première ministre du Québec, Christine Fréchette, a qualifié ce contrat de contrat industriel historique pour la région, soulignant qu'il propulsera son développement économique à vitesse grand V. Le chantier Davie collabore déjà avec 1 500 fournisseurs canadiens, ce qui renforce l'impact local de ce projet.

Retombées économiques

Outre la création d'emplois, le projet devrait générer des retombées économiques annuelles de 650 millions de dollars canadiens. Ces retombées incluent les salaires versés aux travailleurs, les dépenses des entreprises locales pour l'approvisionnement en matériaux et services, ainsi que les revenus fiscaux pour les gouvernements fédéral et provincial. Le ministre des Travaux publics et de l'Approvisionnement, Joël Lightbound, a précisé que la majorité des travaux de construction seront réalisés au Canada, avec seulement une minorité de composants potentiellement importés. Ce projet s'ajoute à un investissement précédent de 3,25 milliards de dollars pour la construction d'un brise-glace polaire nommé Polar Max, dont la livraison est prévue en 2030. Le chantier Davie avait précédemment construit des navires en collaboration avec des chantiers finlandais, mais cette fois, tous les travaux seront réalisés localement.

Ce que ça pourrait changer

Le chantier maritime Davie, situé à Lévis, est entré dans la *Stratégie nationale de construction navale* en 2023. Cette stratégie vise à moderniser les chantiers navals canadiens pour répondre aux besoins de la Garde côtière et de la marine militaire. Depuis 2023, plus de 800 millions de dollars ont été investis dans la modernisation des installations du chantier Davie, ce qui a permis d'améliorer ses capacités de construction et de réparation navale. Ce projet de six brise-glace s'inscrit donc dans une dynamique plus large de relance de l'industrie navale canadienne. Le chantier Davie est désormais en mesure de construire des navires complexes comme des brise-glace, ce qui renforce la souveraineté industrielle du Canada dans ce secteur stratégique. La livraison progressive des navires entre 2031 et 2036 permettra d'étaler les coûts et les impacts économiques sur plus d'une décennie.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.