NapseflowNapseflow
Droit

Viols conjugaux : « Je ne me souviens pas de la première fois que j’ai écarté les jambes en fermant les yeux et en pensant à autre chose »

Nouvel Obs : Droits des femmes · mis à jour il y a 6 j

Au sein de son couple, Amélie Rosique a subi l’emprise, le chantage affectif – et de nombreux viols conjugaux. Le cheminement tortueux avant la prise de conscience, le divorce laborieux et la décision d’écrire sont au cœur de son livre, « Non, s’il te plaît » (Hachette)..

Naissance du projet

En août 2024, Amélie Rosique, mère célibataire en vacances en Corse, termine la lecture du livre Ce que le féminisme m’a fait de Giulia Foïs. Cette lecture la pousse à prendre une décision : écrire un livre sur son expérience des violences conjugales, plus précisément des viols conjugaux, en adoptant une narration à la première personne. Elle choisit de signer ce récit de son nom réel, marquant ainsi une volonté de visibilité et de rupture avec la honte qui entoure souvent ce sujet. Ce projet s’inscrit dans un contexte où les violences sexuelles au sein du couple restent un tabou persistant, malgré les avancées des mouvements féministes.

Inspiration et courage

L’autrice puise son inspiration dans le parcours de Gisèle Pélicot, une femme victime de violences sexuelles qui a marqué l’opinion publique lors de son procès à Avignon. Amélie Rosique décrit son courage comme un élément déclencheur pour son propre engagement. Elle évoque une image forte : celle de Gisèle Pélicot franchissant les portes du palais de justice, entourée d’applaudissements, une scène qui symbolise pour elle un tournant dans la reconnaissance des violences conjugales. Ce témoignage public a nourri sa détermination à briser le silence.

Publication du livre

Le livre Non, s’il te plaît, écrit par Amélie Rosique, est publié le 26 août 2024 aux éditions Hachette. L’autrice y décrit sans édulcorer son traumatisme, en utilisant un langage brut et direct. Elle rejette toute forme de minimisation ou de politesse qui pourrait atténuer la réalité de son vécu. Ce récit se distingue par son absence de fioritures et son refus de craindre de déranger, une approche qui vise à rendre visible une expérience souvent invisibilisée par la honte ou la peur des victimes.

Ce que ça pourrait changer

Amélie Rosique n’est pas une *victime type* des violences conjugales, et son agresseur ne correspond pas non plus à un *stéréotype du violeur*. Il s’agit d’un homme cinq ans son aîné, rencontré dans un cadre professionnel lors de son premier CDD. Cultivé, issu d’une bonne famille et décrit comme doux et sensible, il ne présentait aucun signe extérieur de violence ou de domination masculine traditionnelle. Ce profil atypique illustre la diversité des situations de violences conjugales, qui ne se limitent pas à des schémas préétablis.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.