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Culture

Remise des Ig-Nobel, température du T. Rex, atmosphère de Vénus et discriminations dans la recherche

France Culture - Savoirs · mis à jour 1 oct.

Le T. Rex avait presque la même température corporelle que nous.

Ig-Nobel 2026 : prix loufoques

Les Ig-Nobel sont des prix humoristiques décernés chaque année à des recherches scientifiques qui « font rire avant de faire réfléchir ». En 2026, dix études ont été récompensées, dont une sur l’odeur des enfants, une autre sur l’art de se moucher efficacement, ou encore une étude sur la recherche de l’urinoir idéal pour éviter les éclaboussures. Ces récompenses, organisées par la revue Annals of Improbable Research, visent à célébrer des travaux originaux, parfois insolites, mais toujours basés sur des méthodes scientifiques rigoureuses. Par exemple, le prix de physique a récompensé une équipe qui a étudié la forme optimale d’un urinoir pour limiter les projections d’urine. Ces recherches, bien que légères en apparence, permettent souvent de résoudre des problèmes concrets ou d’inspirer des innovations inattendues.

T-Rex : 36°C comme nous

Une étude publiée en 2026 dans Science Advances révèle que le Tyrannosaurus rex, le célèbre dinosaure carnivore, avait une température corporelle proche de celle des humains, soit environ 36°C. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les isotopes de l’oxygène et du carbone présents dans les fossiles de dents et d’os du T-Rex. Cette température suggère que ce dinosaure était probablement un animal à sang chaud, capable de réguler sa température interne, contrairement à l’idée reçue selon laquelle les dinosaures étaient tous des animaux à sang froid. Cette découverte éclaire un peu plus le mode de vie et le métabolisme de ces créatures disparues il y a 66 millions d’années.

Vénus : atmosphère moins toxique

Une étude parue en septembre 2026 dans Proceedings of the National Academy of Sciences suggère que l’atmosphère de Vénus, longtemps considérée comme extrêmement hostile à la vie, pourrait être moins toxique qu’on ne le pensait. Les chercheurs ont découvert que certains peptides, des molécules composées d’acides aminés, pourraient conserver une structure stable dans l’acide sulfurique concentré présent dans les nuages de Vénus. Cette découverte relance le débat sur la possibilité de formes de vie microscopiques dans ces nuages, où les températures et pressions sont moins extrêmes qu’à la surface. Vénus, souvent décrite comme un enfer en raison de ses températures de 460°C et de son atmosphère composée à 96% de CO₂, pourrait ainsi abriter des environnements plus accueillants qu’on ne l’imaginait.

Violences sexistes en recherche

Un article publié en septembre 2026 sur The Conversation met en lumière les violences sexistes et sexuelles auxquelles sont confrontées les chercheuses sur le terrain. Ces violences, souvent minimisées ou ignorées, peuvent prendre la forme de remarques déplacées, de harcèlement ou d’agressions. L’article souligne que ces comportements, parfois perpétrés par des collègues ou des supérieurs hiérarchiques, créent un environnement de travail hostile et découragent les femmes de poursuivre des carrières scientifiques. Les institutions de recherche sont appelées à mettre en place des mesures concrètes pour lutter contre ces discriminations, comme des protocoles de signalement anonymes ou des formations obligatoires sur les violences sexistes.

Ce que ça pourrait changer

Plusieurs événements scientifiques auront lieu en France en octobre 2026 pour célébrer la science et la recherche. La *Fête de la science*, qui se tiendra du 2 au 12 octobre, aura pour thème les *« Saveurs savantes »*, invitant le public à découvrir la science à travers la gastronomie et les saveurs. Le *Festival Pariscience*, du 22 au 26 octobre, proposera des projections de films scientifiques au Muséum National d’Histoire Naturelle et à l’Institut de Physique du Globe de Paris. À Lyon, l’exposition *« Trop forts »* au Musée des Confluences explorera les stratégies d’adaptation des animaux, comme la survie des chameaux sans eau ou celle des manchots par grand froid. Enfin, le Muséum de Toulouse présentera *« Minéraux, bien plus que des cailloux »*, une exposition sur l’histoire et l’exploitation des minéraux, du 2 octobre 2026 au 5 juillet 2027.

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