CELEX:32026D1704: Décision (PESC) 2026/1704 du Conseil du 10 juillet 2026 à l’appui de la mise en œuvre de la résolution 1540 (2004) du Conseil de sécurité des Nations unies relative à la non-prolifér
En décembre 2003, l’Union européenne (UE) a adopté une *stratégie* contre la prolifération des *armes de destruction massive* (ADM), comme les armes nucléaires, chimiques ou biologiques. Cette stratégie visait à renforcer le rôle du *Conseil de sécurité des Nations unies* (ONU) pour lutter contre ces menaces. Dès 2004, le Conseil de sécurité a adopté la *résolution 1540*, qui impose aux États membres de l’ONU d’adopter des lois pour empêcher que des acteurs non étatiques (comme des groupes terroristes) ne se procurent ces armes ou les technologies associées. Depuis 2006, l’UE soutient financièrement et techniquement la mise en œuvre de cette résolution, principalement via des *décisions du Conseil* (textes juridiques européens) et des *actions communes*. Ces mesures sont coordonnées par le *Bureau des affaires de désarmement des Nations unies* (UNODA), qui agit comme intermédiaire entre l’UE et les États pour fournir une assistance ciblée.
En décembre 2003, l’Union européenne (UE) a adopté une stratégie contre la prolifération des armes de destruction massive (ADM), comme les armes nucléaires, chimiques ou biologiques. Cette stratégie visait à renforcer le rôle du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) pour lutter contre ces menaces. Dès 2004, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1540, qui impose aux États membres de l’ONU d’adopter des lois pour empêcher que des acteurs non étatiques (comme des groupes terroristes) ne se procurent ces armes ou les technologies associées. Depuis 2006, l’UE soutient financièrement et techniquement la mise en œuvre de cette résolution, principalement via des décisions du Conseil (textes juridiques européens) et des actions communes. Ces mesures sont coordonnées par le Bureau des affaires de désarmement des Nations unies (UNODA), qui agit comme intermédiaire entre l’UE et les États pour fournir une assistance ciblée.
L’UNODA (Bureau des affaires de désarmement des Nations unies) est l’organisation clé chargée de mettre en œuvre les projets financés par l’UE pour appliquer la résolution 1540. Son rôle inclut l’organisation d’activités pour sensibiliser les États, renforcer leurs capacités juridiques et institutionnelles, et faciliter la coopération internationale. Entre 2011 et 2025, l’UNODA a soutenu plus de 200 activités (ateliers, formations, exercices) pour aider les pays à respecter la résolution. Cependant, des lacunes persistent : en Afrique, seulement un tiers des États ont mis en place des mesures clés, et sept des huit États membres de l’ONU n’ayant pas soumis de rapport national sur la résolution 1540 sont africains. En Amérique latine et dans les Caraïbes, les faiblesses des systèmes de contrôle des exportations et la criminalité transnationale compliquent l’application de la résolution.
Le projet de décision de l’UE pour 2026 cible trois régions en particulier : l’Afrique, l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que l’Asie et le Pacifique. En Afrique, les risques de prolifération sont élevés en raison de la présence de groupes terroristes, mais les capacités légales et institutionnelles restent limitées. En Amérique latine, l’expansion de la criminalité organisée et les faiblesses des contrôles d’exportation posent des défis majeurs. En Asie et dans le Pacifique, le commerce illicite de biens sensibles et le financement non régulé des activités de prolifération sont des enjeux critiques. Le projet vise à renforcer les cadres juridiques, la coordination entre agences nationales et le partage d’informations dans ces régions.
Malgré les progrès réalisés, plusieurs obstacles freinent l’application effective de la résolution 1540. Les points de contact nationaux (PoCs), chargés de coordonner la mise en œuvre au niveau des États, font face à des contraintes budgétaires, un turnover élevé et un manque de formation. Entre 2009 et 2025, les revues complètes de la résolution ont souligné ces lacunes, notamment en matière de coordination interinstitutionnelle et de ressources humaines. Les nouvelles technologies, comme les transferts de technologies duales (utilisables à la fois pour des usages civils et militaires), ajoutent une couche de complexité. Le projet de 2026 vise à répondre à ces défis en renforçant les capacités locales et en adaptant les solutions aux besoins spécifiques des États.
L’UE propose une approche plus directe et ciblée pour soutenir les États, en réponse aux leçons tirées des projets précédents. Plutôt que d’organiser de grandes conférences régionales, le projet privilégie des activités pratiques comme des exercices de simulation (scénarios fictifs pour tester les réponses des États face à des crises) et des formations thématiques adaptées aux demandes des pays. Par exemple, des ateliers seront organisés pour aider les gouvernements à identifier les lacunes dans leurs lois nationales ou à améliorer la coordination entre leurs agences. L’UE collabore avec des organisations comme l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour renforcer l’efficacité des actions dans certaines régions.
Le projet de décision du Conseil de l’UE pour 2026 a pour objectif principal de contribuer à la paix et à la sécurité internationales en aidant les États à appliquer pleinement la résolution 1540. Ses objectifs spécifiques incluent le renforcement des capacités nationales et régionales, l’amélioration de la coordination entre les PoCs, et le développement de plans d’action nationaux volontaires pour combler les lacunes. Le projet vise aussi à sensibiliser les acteurs clés (gouvernements, secteur privé, société civile) sur les obligations de la résolution et à intégrer une perspective de genre, en encourageant la participation des femmes dans ces processus. Enfin, il prépare le revue complète de 2027 de la résolution 1540, qui évaluera les progrès réalisés depuis son adoption.
Les résultats escomptés du projet incluent une meilleure application de la résolution 1540 par les États membres, avec une augmentation de la sensibilisation des autorités nationales et de la société civile. Les cadres juridiques et réglementaires des pays devraient être renforcés, et les capacités institutionnelles des PoCs améliorées. Le projet prévoit aussi une hausse de la qualité et de la régularité des rapports nationaux soumis au Comité 1540 (l’organe de l’ONU chargé de superviser la résolution), ainsi qu’une meilleure coordination entre les partenaires internationaux. Par exemple, les exercices de simulation et les formations ciblées devraient permettre aux États de tester et d’améliorer leurs mécanismes de réponse aux risques de prolifération.
Le projet prévoit plusieurs types d’activités pour atteindre ses objectifs. D’abord, des *ateliers thématiques* et des formations seront organisés pour répondre à jusqu’à cinq demandes d’assistance de la part des États, avec une priorité donnée aux régions en retard. Ces ateliers aborderont des sujets comme l’identification des lacunes législatives, la clarification des rôles des agences nationales, ou l’adaptation aux nouveaux risques technologiques. Ensuite, des *formations pour les PoCs* seront dispensées dans quatre régions pour renforcer leurs connaissances sur la résolution 1540 et améliorer la coopération entre eux. Enfin, deux *exercices de simulation* (scénarios fictifs) seront organisés pour permettre aux États de tester leurs procédures en cas de crise liée à la prolifération d’ADM.

