Le Montréalais qui s’est filmé en train d’insulter une policière accusé de diffamation
Le jeune Montréalais de 24 ans avait proféré des insultes contre une policière dans une vidéo filmée en 2025..
Mohamed Bekkali, un Montréalais de 24 ans, est accusé de trois chefs de diffamation, un délit criminel au Canada. La diffamation consiste à tenir des propos publics qui portent atteinte à la réputation d’une personne, ici une policière. Les faits reprochés remontent au 13 juin 2025, mais une vidéo où Bekkali l’insulte violemment a été partagée sur les réseaux sociaux en mars 2025. Il a été arrêté par le Service de police de Montréal (SPVM) le 3 juillet 2025, puis libéré en attendant son procès. Une première audience est prévue le 24 septembre 2025 au palais de justice de Montréal. La plainte a été déposée pour une procédure sommaire, une procédure judiciaire simplifiée réservée aux infractions mineures, où la peine maximale encourue est de moins de deux ans d’emprisonnement ou une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 $.
Dans la vidéo controversée, Bekkali tient des propos dégradants et misogynes envers une policière. Ces insultes ont suscité une forte indignation au Québec, y compris à l’Assemblée nationale, qui les a condamnées publiquement. L’administration Martinez Ferrada, dirigée par la ministre québécoise des Relations internationales et de la Francophonie, a même proposé en mars 2025 d’adopter un règlement municipal pour interdire ce type de commentaires irrespectueux envers les policiers. Ce règlement serait élaboré en collaboration avec le SPVM et la Fraternité des policiers afin d’être à la fois efficace, applicable et juridiquement solide. L’objectif affiché est de rappeler que le respect envers les policiers n’est pas négociable.
En plus des chefs de diffamation, Bekkali fait l’objet d’une enquête pour des fraudes alléguées s’élevant à des centaines de milliers de dollars, selon une révélation de La Presse en avril 2025. Ces fraudes viseraient des institutions, mais les détails précis ne sont pas précisés dans l’article. Ces accusations supplémentaires montrent que son cas pourrait avoir des répercussions juridiques plus larges que la seule affaire de diffamation. Le procès à venir devra donc examiner l’ensemble des éléments avant de rendre un verdict.
Bekkali a plaidé *non coupable* lors de son arrestation, ce qui signifie qu’il conteste les accusations portées contre lui. Le procès, qui débutera le 24 septembre 2025, devra établir si les preuves (notamment la vidéo) sont suffisantes pour prouver sa culpabilité. Si la procédure sommaire est retenue, la décision sera rendue rapidement, sans jury. En cas de condamnation, Bekkali pourrait écoper d’une peine d’emprisonnement de moins de deux ans ou d’une amende maximale de 5 000 $. Cette affaire illustre aussi l’importance des règles de respect envers les représentants de l’ordre dans l’espace public.

