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Culture

La France à l’ONU : présidence française et nouveau Secrétaire Général

France Culture - Savoirs · mis à jour 4 oct.

L'Assemblée Générale 2026 de l'Organisation des Nations Unies s'est close lundi 28 septembre. Quel bilan tirer de cette 81e édition ? Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, revient sur les principaux enjeux diplomatiques de cette rentrée..

Assemblée Générale 2026

L'Assemblée Générale 2026 de l'Organisation des Nations Unies (ONU) s'est tenue à New York du 16 au 28 septembre 2026. Il s'agit de la 81e édition de cette réunion annuelle, où les 193 États membres de l'ONU se réunissent pour discuter des grands enjeux mondiaux. Cette session a été marquée par un discours fort d'Emmanuel Macron, président de la République française, qui a défendu le multilatéralisme (une approche où les pays coopèrent plutôt que de prendre des décisions seuls) et a critiqué le retour de la « loi de la jungle », c'est-à-dire un monde où les puissances agissent sans respecter les règles internationales. La France a utilisé cette tribune pour promouvoir une réforme de l'ONU, notamment en limitant l'usage du droit de veto au Conseil de sécurité dans les cas d'atrocités de masse.

Discours d'Emmanuel Macron

Lors de son intervention à l'ONU, Emmanuel Macron a réaffirmé l'attachement de la France à un ordre international basé sur le droit et la coopération entre États. Il a évoqué les tensions actuelles, notamment les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, pour justifier la nécessité de renforcer les institutions internationales. Le président français a également souligné l'importance de réguler l'intelligence artificielle (IA), un sujet devenu central dans les débats diplomatiques, afin d'éviter des dérives comme la désinformation ou les armes autonomes. Enfin, il a réitéré le soutien de la France à une solution à deux États pour le conflit israélo-palestinien, un an après la reconnaissance par la France de l'État de Palestine.

Réformes et enjeux clés

La France a mis en avant plusieurs priorités lors de cette Assemblée Générale. D'abord, la réforme du multilatéralisme pour le rendre plus efficace et représentatif, notamment en élargissant le Conseil de sécurité de l'ONU, actuellement composé de 15 membres (dont 5 permanents avec droit de veto : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni). Ensuite, la régulation de l'IA, un domaine où la France souhaite jouer un rôle de leader en proposant des normes éthiques et juridiques internationales. Enfin, la limitation du droit de veto en cas de crimes de masse, une idée soutenue par la France pour éviter que les grandes puissances bloquent des résolutions humanitaires. Ces propositions s'inscrivent dans un contexte où l'ONU est souvent paralysée par les divisions entre ses membres.

Conflits : Ukraine et Moyen-Orient

La guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien ont dominé les discussions à l'ONU. Sur l'Ukraine, la France continue de soutenir militairement et diplomatiquement Kyiv, tout en cherchant à relancer des initiatives de paix. Au Proche-Orient, Emmanuel Macron a dénoncé la situation humanitaire à Gaza et a réaffirmé son soutien à une solution à deux États, c'est-à-dire la coexistence de deux États souverains, Israël et la Palestine. Ces positions illustrent la volonté de la France de jouer un rôle stabilisateur dans des régions en crise, malgré les divisions internationales. La reconnaissance de l'État de Palestine par la France en 2025 reste un sujet sensible dans les relations diplomatiques.

Influence française à l'ONU

La France cherche à maintenir son influence au sein de l'ONU, malgré un contexte international de plus en plus concurrentiel. Pascal Confavreux, porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, a souligné que la diplomatie française mise sur le soft power (l'influence par la culture, l'économie ou les idées plutôt que par la force militaire) pour défendre ses positions. Cependant, cette ambition se heurte à des défis majeurs : le Conseil de sécurité est souvent paralysé par les vetos des grandes puissances, et les règles internationales sont de plus en plus contestées ou contournées. La France mise donc sur des alliances avec d'autres pays pour promouvoir ses idées, comme l'Allemagne ou le Canada.

Ce que ça pourrait changer

L'Assemblée Générale 2026 s'est déroulée dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient, ainsi que les tensions entre les grandes puissances comme les États-Unis, la Chine et la Russie, rendent les négociations internationales plus difficiles. Ces conflits illustrent une tendance plus large : le retour de la rivalité entre États et la remise en cause des institutions multilatérales comme l'ONU. Dans ce paysage, la France tente de se positionner comme un acteur modérateur, défendant un ordre international basé sur le droit et la coopération, mais son influence dépendra de sa capacité à rassembler d'autres pays autour de ses propositions.

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