Trump veut des drones, des munitions et des tireurs d’élite dans son arc de triomphe
Le monument que le président souhaite faire construire accueillera des drones et des tireurs d'élite..
Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé en septembre 2026 son intention de construire un arc de triomphe à Washington, inspiré de celui de Paris. Ce monument, prévu près du fleuve Potomac et du cimetière national d'Arlington, doit devenir le plus grand du monde selon ses propos. Trump a présenté ce projet comme une manière d'inscrire son nom dans l'histoire de la capitale fédérale, alors que Washington est l'une des 59 plus grandes villes mondiales à ne pas disposer d'un tel édifice. La construction s'inscrit dans une série de projets de rénovation urbaine qu'il a lancés depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, malgré des contestations judiciaires et politiques.
L'arc de triomphe de Trump ne serait pas qu'un monument symbolique : il devrait aussi servir de poste militaire intégré. Selon ses déclarations sur Truth Social, l'édifice devra abriter et stocker des drones, permettant leur lancement rapide. Il devra également accueillir des tireurs d'élite sur son toit et son esplanade, ainsi que des munitions pour fusils de précision. Trump a affirmé que cette installation serait unique au monde, combinant des fonctions symboliques et militaires. Cette transformation soulève des questions sur l'utilisation d'un monument culturel à des fins sécuritaires, alors que la capitale américaine abrite déjà des institutions militaires et des mémoriaux.
Le projet a suscité une vive polémique car l'administration Trump n'a pas consulté le Congrès américain avant d'annoncer cette transformation majeure du paysage urbain de Washington. Les opposants critiquent notamment le fait que l'arc masquerait la perspective entre le mémorial de Lincoln, un symbole national, et le cimetière d'Arlington, où reposent des centaines de milliers de militaires. Plusieurs de ses initiatives récentes, comme la construction d'une salle de bal à la Maison-Blanche ou la rénovation du bassin réfléchissant du mémorial de Lincoln, ont déjà fait l'objet de recours judiciaires. Ces projets illustrent une volonté de marquer l'histoire par des réalisations monumentales, parfois au mépris des procédures légales.
Ce projet s'ajoute à d'autres modifications controversées apportées par Trump depuis 2025. Par exemple, il a fait apposer son nom sur la façade du *Kennedy Center*, un lieu culturel protégé par le Congrès, avant qu'un juge n'ordonne son retrait. Le conseil d'administration de l'institution, dirigé par Trump, a ensuite voté pour une plaque rendant hommage à son rôle dans le financement des rénovations, sans pour autant changer le nom officiel du centre. La justice a de nouveau bloqué cette initiative, rappelant que de telles modifications nécessitent l'autorisation du Congrès. Ces exemples montrent une tendance à personnaliser les symboles nationaux, au risque de conflits juridiques et de tensions institutionnelles.

