Israël tue cinq personnes à Gaza, dont deux enfants
L'armée israélienne a tué 1288 palestiniens à Gaza depuis octobre 2025, malgré le cessez-le-feu en vigueur..
Cinq personnes, dont deux enfants, ont été tuées lundi 24 août 2026 lors d’attaques israéliennes dans la bande de Gaza. Selon les autorités locales, deux Palestiniens ont péri dans le bombardement d’une tente à Deir el-Balah, au centre de Gaza. Une fillette de 10 ans a également été tuée par des tirs d’artillerie au nord de Khan Younès, dans le sud de la région. Un enfant de quatre ans a trouvé la mort lors d’une frappe aérienne sur le camp de réfugiés d’Al-Bureij, où une mère et son enfant ont été extraits des décombres. Enfin, une personne a été tuée et cinq autres blessées lors d’une frappe à Khan Younès. Ces chiffres portent à 1 288 le nombre total de morts palestiniens depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza, dont les données sont jugées fiables par l’ONU. L’armée israélienne, contactée par l’AFP, n’a pas confirmé ces informations.
Une usine de dessalement d’eau, produisant de l’eau potable pour les habitants de Gaza, a été détruite par des missiles israéliens lundi. L’attaque a eu lieu dans le quartier de Sheikh Radwan, au nord-ouest de la ville de Gaza. Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, a dénoncé ce bombardement, le qualifiant de tentative de priver la population de Gaza de ses moyens de survie. L’armée israélienne a affirmé ne pas avoir visé l’usine, mais un dépôt d’armes du Hamas situé à proximité, à l’intérieur d’une mosquée. Elle a précisé avoir également frappé un autre dépôt d’armes dans le centre de Gaza, à Deir el-Balah, après avoir émis des avertissements pour limiter les dommages civils.
Le conflit entre Israël et le Hamas, groupe armé palestinien, dure depuis des décennies, avec des périodes de violences intenses. Depuis octobre 2025, un cessez-le-feu est en vigueur, mais des opérations militaires israéliennes continuent de faire des victimes civiles à Gaza. Le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, recense les morts palestiniens, tandis que l’armée israélienne publie ses propres bilans, souvent moins élevés. Les frappes israéliennes ciblent régulièrement des infrastructures civiles, comme des usines ou des mosquées, que l’armée accuse d’abriter des armes du Hamas. Ces accusations sont contestées par les autorités locales, qui dénoncent des destructions massives et des pertes humaines.
Le Hamas a condamné la destruction de l’usine de dessalement, la qualifiant de stratégie pour affaiblir la population civile. L’armée israélienne justifie ses frappes par la nécessité de neutraliser des dépôts d’armes du Hamas, situés selon elle dans des infrastructures civiles comme des mosquées. Ces frappes s’inscrivent dans un contexte où les civils palestiniens subissent les conséquences des combats, avec des infrastructures essentielles détruites et des milliers de déplacés. Depuis octobre 2025, 1 288 morts palestiniens et 5 morts israéliens ont été recensés, illustrant l’ampleur des violences malgré le cessez-le-feu.

