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9 % d’augmentation sur 3 ans et des investissements au Canada pour les employés de Ford

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 17 j

Ford chiffre les investissements prévus dans le cadre de cet accord à 1,25 milliard de dollars canadiens..

Accord historique à Ford Canada

En 2024, plus de 5 000 employés canadiens de Ford ont approuvé à 74 % une nouvelle convention collective négociée avec leur syndicat, Unifor. Ce vote marque une étape importante pour les travailleurs du secteur automobile au Canada, car il intervient après des années de tensions et de défis économiques. L’entente prévoit une augmentation salariale de 3 % sur trois ans, ce qui signifie que les employés recevront chaque année une hausse de 1 % de leur salaire. En plus des hausses, le contrat améliore les régimes de retraite et les avantages sociaux, offrant ainsi une meilleure sécurité financière aux travailleurs. Cette convention collective entre en vigueur le 21 septembre 2024 et vise à renforcer la stabilité pour les employés comme pour l’entreprise.

Investissements majeurs de Ford

Ford a annoncé des investissements totalisant 1,25 milliard de dollars canadiens (soit environ 900 millions de dollars américains) dans ses usines canadiennes. Parmi ces fonds, 700 millions de dollars sont réservés à l’usine de moteurs d’Essex, où un troisième quart de travail sera ajouté pour augmenter la production. Les autres investissements concernent les usines d’Oakville et de Windsor, renforçant ainsi la capacité manufacturière du Canada. Jim Farley, le chef de la direction de Ford, a souligné l’importance de ces investissements pour maintenir le leadership historique du Canada dans le secteur manufacturier. Ces fonds visent à moderniser les installations et à améliorer la compétitivité de Ford face à la concurrence internationale.

Contexte économique et défis

L’industrie automobile canadienne fait face à des défis majeurs, notamment la concurrence des véhicules importés de Corée du Sud et du Japon, qui bénéficient d’avantages en termes de coûts et de taux de change. Pour y remédier, Ford a souligné la nécessité de réviser l’ACEUM (Accord Canada–États-Unis–Mexique), un traité commercial qui régit les échanges entre ces trois pays. Cet accord actuel ne neutralise pas suffisamment les avantages des importations asiatiques, ce qui met en péril la compétitivité des usines nord-américaines. La révision de l’ACEUM est donc présentée comme une solution pour rétablir un équilibre et protéger les emplois locaux.

Ce que ça pourrait changer

Unifor, le syndicat représentant les employés de Ford au Canada, a joué un rôle central dans ces négociations. Sa présidente nationale, Lana Payne, a reconnu que négocier en période de crise économique n’était pas simple, mais a salué les gains obtenus grâce à cette convention collective. Elle a également souligné que cette entente prouve la résilience du secteur automobile canadien et la détermination des travailleurs à ne pas être écartés. Unifor doit maintenant engager des négociations similaires avec les deux autres grands constructeurs automobiles nord-américains, General Motors et Stellantis, en commençant par Ford, car cette entreprise s’est montrée la plus engagée à maintenir ses activités au Canada.

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