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Coupes dans la fonction publique : le PQ rivalise avec les conservateurs

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 j

Le chef conservateur espère qu'il y aura « une surenchère dans les coupures » au cours de la campagne..

Deux partis proposent des coupes

Le Parti québécois (PQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ) ont tous deux présenté des plans visant à réduire les dépenses de l’État québécois en ciblant la fonction publique. Le PQ, dirigé par Paul St-Pierre Plamondon, propose de réduire de 2,5 % les coûts de rémunération dans l’ensemble du secteur public, ce qui représenterait des économies de 4,7 milliards de dollars sur un mandat de quatre ans. Le PCQ, mené par Éric Duhaime, envisage quant à lui de supprimer 20 000 postes de fonctionnaires (équivalents temps complet, ou ETC) sur cinq ans, pour des économies estimées à 3,75 milliards de dollars. Les deux partis misent sur l’attrition (postes laissés vacants et non pourvus) et un gel des embauches pour atteindre leurs objectifs. Le PQ cible à la fois la fonction publique et le secteur parapublic, tandis que le PCQ se concentre uniquement sur la fonction publique.

Méthodes de réduction des coûts

Pour réaliser leurs économies, le PQ et le PCQ s’appuient sur des mécanismes similaires. Ils prévoient notamment de ne pas remplacer les postes vacants (attrition) et de geler les embauches. Le PQ n’a pas précisé le nombre exact d’ETC à supprimer, mais vise une réduction de 2,5 % de la masse salariale globale. Le PCQ, en revanche, a fixé un objectif chiffré de 20 000 postes à éliminer sur cinq ans. Les deux partis soulignent que ces méthodes permettent d’éviter des licenciements massifs tout en réduisant les dépenses. Le chef péquiste a justifié la différence de calculs par le fait que son plan inclut le secteur parapublic, ce qui génère des économies supplémentaires.

Création d'un secrétariat dédié

Une autre similitude entre les deux partis est la proposition de créer un secrétariat à l’efficacité de l’État, rattaché au Conseil du trésor. Ce nouvel organisme aurait pour mission de réviser en continu les règlements, programmes, procédures et normes gouvernementales afin d’éliminer les lourdeurs bureaucratiques. Selon Paul St-Pierre Plamondon, ce travail consisterait à « passer au peigne fin chaque contrôle bureaucratique » et à se demander si chaque règle est vraiment nécessaire. L’objectif est de débureaucratiser l’État et de libérer des fonds pour améliorer les services directs aux citoyens. Les deux partis misent également sur l’intelligence artificielle pour optimiser ces processus, tout en garantissant qu’aucun service direct à la population ne sera réduit.

Ce que ça pourrait changer

Éric Duhaime, chef du PCQ, s’est félicité que le PQ reprenne à son compte des idées initialement portées par son parti. Il a déclaré que le débat sur les coupes budgétaires dans la fonction publique était désormais lancé au Québec, et a exprimé l’espoir que d’autres partis s’engagent dans une « surenchère » de réductions. Il a également souligné que les campagnes électorales traditionnelles, marquées par des promesses de dépenses, laissaient désormais place à des discussions sur les économies. Duhaime a ajouté que son parti avait influencé d’autres formations politiques, comme la CAQ, dont la cheffe Christine Fréchette a proposé d’introduire davantage de mixité public-privé dans le réseau de la santé.

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