Pas d'émission pour cause de grève
En raison d’un appel à la grève déposé par l’ensemble des organisations syndicales représentatives de Radio France demandant le retrait de l’antenne de France Inter d’un édito politique assuré par le Directeur adjoint de Valeurs Actuelles, nous ne pouvons diffuser l’intégralité de nos programmes..
Lundi 14 septembre 2026, l'ensemble des organisations syndicales représentatives de Radio France a appelé à une grève générale. Cette mobilisation fait suite à une demande commune : le retrait de l'antenne de France Inter d'un éditorial politique présenté par le Directeur adjoint du magazine Valeurs Actuelles. Les syndicats dénoncent une ingérence éditoriale et une violation des principes de neutralité de l'information publique. Radio France, groupe public français regroupant plusieurs stations comme France Inter, France Culture ou France Musique, est donc dans l'impossibilité de diffuser ses programmes habituels ce jour-là. Cette grève illustre les tensions récurrentes entre les directions des médias publics et les équipes rédactionnelles, souvent en désaccord sur les lignes éditoriales ou les choix de contenus.
Le conflit à l'origine de la grève porte sur un éditorial diffusé sur France Inter, station phare de Radio France. L'auteur de cet éditorial est le Directeur adjoint du magazine Valeurs Actuelles, un hebdomadaire français connu pour ses positions libérales et conservatrices. Les syndicats de Radio France estiment que cet éditorial, diffusé sur une antenne publique financée par la redevance audiovisuelle, ne respecte pas le principe de neutralité politique imposé aux médias publics en France. Valeurs Actuelles est souvent associé à des prises de position marquées à droite de l'échiquier politique, ce qui a pu renforcer les craintes d'un manque d'impartialité dans le traitement de l'actualité politique sur France Inter.
En raison de cette grève, la diffusion de l'émission Entendez-vous l'éco ?, programmée sur France Culture ce jour-là, a été annulée. Cette émission, animée par Aliette Hovine et Tina Iung, traite habituellement de sujets économiques et sociaux. Les auditeurs n'ont donc pas pu écouter l'épisode prévu, qui devait aborder des thèmes comme l'enseignement des sciences économiques et sociales (SES) au lycée ou les fondements du libéralisme en France. Radio France a également indiqué qu'elle ne pouvait garantir la diffusion d'aucun autre programme ce jour-là, en raison de l'ampleur de la mobilisation syndicale. Les grévistes demandent le retrait pur et simple de l'éditorial incriminé et une clarification des règles éditoriales pour éviter de nouveaux conflits.
Cette grève s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre les directions des médias publics français et leurs salariés. Les syndicats reprochent souvent aux directions de privilégier des logiques économiques ou politiques au détriment de l'indépendance éditoriale. Radio France, comme d'autres groupes comme France Télévisions ou l'AFP, est financé en partie par la redevance audiovisuelle, une taxe payée par les ménages français. Cette dépendance financière impose aux médias publics une obligation de neutralité et de pluralisme, encadrée par la loi. Cependant, les choix éditoriaux, notamment en période électorale comme celle de l'élection présidentielle de 2027, peuvent devenir des sujets de discorde entre les équipes et la direction.

