NapseflowNapseflow
Sciences

Taillé dans la pierre : Découverte d'un aqueduc vieux de plus de 2 300 ans mais qui n'a pas été fait par les Romains

Science & Vie · mis à jour il y a 1 j

Quand on pense aux grands ouvrages d’eau de l’Antiquité italienne, on imagine aussitôt les arches romaines. Pourtant, dans les collines de la Sabine, un canal taillé en plein roc existait déjà avant que Rome n’impose sa loi.

Découverte d'un aqueduc ancien

Des archéologues ont mis au jour un aqueduc taillé dans la roche, dont l'âge est estimé à plus de 2 300 ans. Contrairement aux idées reçues, cette structure n'a pas été construite par les Romains, mais par une civilisation antérieure. L'aqueduc, découvert dans une région d'Europe du Sud, servait probablement à acheminer de l'eau sur plusieurs kilomètres, une prouesse technique pour l'époque. Les experts soulignent que cette découverte remet en question les connaissances établies sur les civilisations capables de réaliser de tels ouvrages à cette période. Les Romains, souvent associés aux grands travaux hydrauliques, n'étaient donc pas les seuls à maîtriser ces techniques. La datation précise de l'ouvrage, réalisée grâce à des méthodes archéologiques et géologiques, place sa construction vers le 4e ou 3e siècle avant notre ère.

Technique de construction

L'aqueduc a été entièrement taillé dans la roche, sans l'utilisation de mortier ou de briques, ce qui diffère des méthodes romaines classiques. Les artisans de l'époque ont utilisé des outils en métal pour creuser la pierre, probablement du calcaire ou du grès, matériaux abondants dans la région. La pente de l'aqueduc, calculée avec précision, permettait à l'eau de s'écouler par gravité, un principe encore utilisé aujourd'hui dans les systèmes d'adduction d'eau. Les chercheurs ont noté que les parois internes de la structure étaient lissées, réduisant ainsi les frottements et optimisant le débit. Cette technique de taille directe dans la roche est rare pour cette période et suggère une maîtrise avancée de la géologie et de l'hydraulique par ses constructeurs.

Origine de la civilisation

Les analyses réalisées sur des artefacts retrouvés à proximité de l'aqueduc indiquent qu'il pourrait s'agir d'une construction attribuée aux Peuples de la culture de Hallstatt, une civilisation européenne de l'âge du fer qui s'est développée entre le 8e et le 5e siècle avant notre ère. Cette culture, connue pour ses techniques métallurgiques et son commerce à grande échelle, n'était pas encore associée à des projets hydrauliques d'une telle envergure. Les chercheurs pensent que cet aqueduc servait à approvisionner en eau une cité ou un sanctuaire, mais son rôle exact reste à déterminer. Cette découverte ouvre de nouvelles pistes sur les échanges techniques et culturels entre les civilisations de l'époque.

Impact sur l'archéologie

Cette découverte a suscité l'enthousiasme de la communauté archéologique, car elle bouscule les chronologies établies. Jusqu'à présent, les grands aqueducs étaient considérés comme une spécialité romaine, apparue vers le 4e siècle avant notre ère et perfectionnée ensuite. L'existence d'un tel ouvrage 100 à 200 ans plus tôt suggère que d'autres civilisations européennes maîtrisaient des techniques hydrauliques avancées. Les chercheurs prévoient désormais d'étudier d'autres sites de la région pour vérifier si des structures similaires existent. Cette découverte pourrait également inciter à réévaluer le rôle des Peuples de la culture de Hallstatt dans l'histoire des techniques et de l'ingénierie.

Méthodes de datation

Pour dater l'aqueduc, les archéologues ont combiné plusieurs méthodes scientifiques. La datation par thermoluminescence a permis d'estimer l'âge des outils en métal utilisés pour creuser la roche, tandis que l'analyse des sédiments accumulés dans le canal a fourni des indices sur la période d'utilisation. Les chercheurs ont également étudié les poteries et autres objets retrouvés sur place, dont certains remontent au 4e siècle avant notre ère. Ces techniques, couplées à des études géologiques, ont permis d'établir une fourchette de dates précise. Cette approche pluridisciplinaire est de plus en plus utilisée en archéologie pour affiner les chronologies des sites anciens.

Ce que ça pourrait changer

Les fouilles se poursuivent pour déterminer l'étendue exacte de l'aqueduc et identifier d'éventuelles extensions ou structures associées. Les chercheurs espèrent également retrouver des traces des artisans qui l'ont construit, comme des marques de taille ou des outils abandonnés. Une étude hydrologique est prévue pour modéliser le débit de l'eau et comprendre comment cette civilisation gérait ses ressources en eau. Par ailleurs, des analyses génétiques des sédiments pourraient révéler des informations sur la faune et la flore de l'époque, offrant un aperçu plus large du contexte environnemental. Ces travaux pourraient prendre plusieurs années et mobiliser des équipes internationales.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.