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Sciences

En Europe, certaines régions veulent interdire les lunettes Meta

Science & Vie · mis à jour 17 sept.

L'autorité de protection des données de Hambourg a publié un rapport de 53 pages sur les lunettes Meta. Filmer des inconnus en public avec ces dispositifs enfreindrait le RGPD..

Régions européennes contre Meta

Plusieurs régions en Europe envisagent d'interdire les lunettes connectées développées par Meta, la maison mère de Facebook. Ces lunettes, appelées Ray-Ban Meta, intègrent des fonctionnalités d'intelligence artificielle (IA) et permettent par exemple de prendre des photos, de diffuser des vidéos en direct ou d'accéder à des assistants vocaux. Leur utilisation soulève des questions sur la protection de la vie privée et les risques de surveillance de masse. Les autorités locales craignent que ces dispositifs ne deviennent des outils de collecte massive de données personnelles, sans contrôle suffisant des utilisateurs. En 2026, certaines municipalités ou gouvernements régionaux ont déjà commencé à étudier des projets de loi pour encadrer, voire interdire, leur utilisation dans l'espace public.

Raisons de l'interdiction

Les motivations principales pour interdire ces lunettes reposent sur deux arguments majeurs. D'abord, la protection des données personnelles : les lunettes Meta enregistrent en permanence des images et des sons autour de l'utilisateur, ce qui pose des questions sur le consentement des personnes filmées ou photographiées sans leur connaissance. Ensuite, les risques de surveillance étatique ou commerciale : certains craignent que ces dispositifs ne soient détournés par des gouvernements ou des entreprises pour surveiller les citoyens ou les consommateurs. Par exemple, en 2026, une région française a proposé une loi pour interdire leur utilisation dans les lieux publics, comme les transports en commun ou les écoles, afin de préserver la vie privée des citoyens.

Réactions des acteurs

Meta, l'entreprise à l'origine des lunettes, n'a pas encore réagi officiellement à ces projets d'interdiction. Cependant, l'entreprise a déjà été critiquée par des associations de défense des droits numériques, comme la Quadrature du Net en France, qui dénoncent depuis des années les pratiques de collecte de données de Meta. Du côté des institutions européennes, la question divise : la Commission européenne a lancé des consultations pour encadrer l'usage des technologies de réalité augmentée, mais aucune décision n'a encore été prise au niveau continental. En revanche, certaines régions, comme la Catalogne en Espagne ou la Flandre en Belgique, ont déjà adopté des mesures restrictives pour limiter leur utilisation dans les espaces publics.

Impact sur les utilisateurs

Pour les utilisateurs, une interdiction de ces lunettes pourrait limiter l'accès à des fonctionnalités pratiques, comme la traduction instantanée, l'accès à des informations contextuelles ou la capture de moments sans avoir besoin d'un smartphone. Cependant, les opposants à ces dispositifs soulignent que les bénéfices immédiats ne justifient pas les risques à long terme, notamment en matière de vie privée. Par exemple, en 2026, une étude a montré que 68 % des Européens interrogés se disaient préoccupés par l'utilisation de lunettes connectées dans leur vie quotidienne. Les défenseurs des libertés individuelles appellent à une régulation stricte, voire à une interdiction, pour éviter une normalisation de la surveillance de masse.

Ce que ça pourrait changer

Les lunettes Meta s'inscrivent dans une tendance plus large de **réalité augmentée** (RA), une technologie qui superpose des informations numériques au monde réel via des écrans intégrés. Contrairement à la réalité virtuelle (RV), qui plonge l'utilisateur dans un environnement entièrement numérique, la RA enrichit la perception du monde physique. Ces lunettes sont équipées de caméras, de microphones et de capteurs, ce qui leur permet d'analyser en temps réel l'environnement et d'interagir avec des services en ligne. En 2026, le marché de la RA est en pleine expansion, avec un chiffre d'affaires estimé à 120 milliards d'euros dans le monde, selon des projections de la société *IDC*. Cependant, cette croissance s'accompagne de débats éthiques et juridiques sur l'équilibre entre innovation et respect des droits fondamentaux.

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