De nouvelles aides ciblées attendues sur la hausse des prix des carburants
C'est déjà l'un des thèmes majeurs de la campagne présidentielle : la flambée des prix des carburants, liée à la guerre au Moyen-Orient qui dure. Le gouvernement doit proposer des aides ciblées ce mardi pour les Français les plus touchés..
En septembre 2026, le prix des carburants en France atteint des niveaux records. Le litre de gazole (carburant diesel) s’affiche en moyenne à 2,39 euros, tandis que celui du SP95 (essence sans plomb 95) coûte 2,15 euros. Ces prix reflètent une flambée liée à la guerre au Moyen-Orient, qui perturbe les approvisionnements énergétiques. Les ménages les plus modestes, dépendants de leur voiture pour se déplacer, sont particulièrement touchés par cette hausse. Le gouvernement justifie l’urgence d’agir en raison de la colère sociale croissante face à cette situation. Ces chiffres proviennent d’une station-service parisienne relevés le 18 septembre 2026.
Pour atténuer l’impact de la hausse des prix des carburants, le gouvernement français prévoit de dévoiler de nouvelles aides ciblées ce mardi 22 septembre 2026, en fin d’après-midi. Ces mesures seront présentées lors d’une conférence de presse réunissant plusieurs ministres, dont Roland Lescure (ministre de l’Économie), ainsi que les ministres de l’Énergie, des Comptes publics, de la Santé, de la Pêche et des PME. L’objectif est de soutenir les Français les plus vulnérables, dans un contexte où le budget de l’État est déjà sous tension. Le gouvernement n’a pas encore précisé le montant ou les modalités exactes de ces aides, mais insiste sur leur caractère ciblé, c’est-à-dire réservées à des catégories spécifiques de la population.
La question des carburants est devenue un enjeu central de la campagne pour l’élection présidentielle de 2027. Les prix élevés à la pompe alimentent les tensions sociales et politiques, d’autant plus que cette hausse s’inscrit dans la durée. Le gouvernement, déjà fragilisé par une dette publique élevée et des dépenses sociales accrues, doit trouver un équilibre entre soulager les ménages et maîtriser les dépenses publiques. Les aides proposées s’ajoutent à des mesures déjà mises en place, comme des réductions de taxes locales ou des chèques énergie, mais leur efficacité reste limitée face à l’ampleur de la crise.
Plusieurs acteurs clés sont impliqués dans cette crise. D’un côté, les distributeurs de carburants, comme le groupement Mousquetaires (maison mère d’Intermarché), alertent sur un risque d’*inflation généralisée* si les prix continuent d’augmenter. De l’autre, l’État tente de limiter la casse en évitant une baisse des taxes sur les carburants, qui réduirait ses recettes fiscales. Par ailleurs, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, notamment les conflits impliquant les États-Unis et Israël, jouent un rôle majeur dans la volatilité des prix de l’énergie. Enfin, la France explore des partenariats internationaux, comme l’importation de gaz naturel liquéfié (GNL) canadien, pour diversifier ses sources d’approvisionnement.

