Après Tupperware, Cédric Meston acquiert Duralex
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Cédric Meston, entrepreneur français, a remporté l’acquisition de Duralex auprès du tribunal de commerce d’Orléans le 14 octobre. Cette opération marque son deuxième redressement industriel réussi en un an et demi, après avoir sauvé Tupperware France. Duralex, célèbre pour ses verres en verre trempé réputés incassables, était en redressement judiciaire depuis le 1er juin, soit la cinquième fois en vingt ans. L’entreprise avait été reprise par ses salariés sous forme de coopérative en 2022, mais cette structure n’a pas suffi à assurer sa pérennité. La reprise par Meston, via sa holding Tomé-Revive, a été préférée à celle du groupe industriel Carlesimo, notamment pour son plan social plus favorable, prévoyant de sauver 155 emplois sur les 220 existants.
Le projet de reprise de Duralex mobilise un financement total de 15 millions d’euros, dont 5 millions en fonds propres. Ce montant inclut des aides publiques et privées. Xavier Niel, milliardaire fondateur de Free, soutient financièrement l’opération, tandis que l’État, la Région Centre-Val de Loire et Orléans Métropole apportent des financements complémentaires. Ces fonds sont notamment destinés à améliorer la performance énergétique de l’usine historique de Duralex, située à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), près d’Orléans. L’objectif est de réduire les coûts énergétiques élevés qui pèsent sur la compétitivité de l’entreprise, tout en maintenant une activité manufacturière locale.
Duralex représente un défi industriel majeur pour Cédric Meston, car contrairement à Tupperware, cette entreprise dispose d’une usine de production en France. Cette usine, spécialisée dans la fabrication de verres en verre trempé, est confrontée à des coûts énergétiques importants, un problème récurrent pour les industries françaises. La relance de Duralex implique donc de trouver un équilibre entre modernisation des équipements, réduction des dépenses énergétiques et maintien de l’emploi local. Le sauvetage de cette marque emblématique, connue pour ses produits durables et son savoir-faire français, s’inscrit dans une dynamique de préservation du tissu industriel national, tout en répondant aux exigences économiques actuelles.
Plusieurs acteurs jouent un rôle central dans cette reprise. Cédric Meston, entrepreneur et cofondateur de la startup HappyVore, est à l’origine de cette opération. Sa holding, Tomé-Revive, porte le projet de reprise présenté au tribunal. Xavier Niel, milliardaire et fondateur de Free, apporte un soutien financier majeur, tandis que les institutions publiques (État, Région Centre-Val de Loire, Orléans Métropole) contribuent via des financements ciblés. Le tribunal de commerce d’Orléans a validé l’offre de Meston, préférant son plan social et industriel à celui du groupe Carlesimo, un acteur industriel stéphanois. Les 220 salariés de Duralex, appelés *Duralexiens*, représentent une part importante de l’enjeu, avec 155 emplois sauvés dans le cadre de cette reprise.

