Danielle Smith plaide pour un commerce libre entre les États-Unis et le Canada
La première ministre s’adressait à une foule de gens d’affaires et d’élus canadiens et américains..
Lors du sommet annuel de la région économique du nord-ouest du Pacifique (PNWER), qui s’est tenu à Edmonton, la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a plaidé pour un renforcement des échanges commerciaux entre les États-Unis et le Canada. Elle a souligné l’importance de se concentrer sur les intérêts communs des deux pays, malgré les tensions géopolitiques et les conflits commerciaux actuels. Selon elle, la capacité à trouver un terrain d’entente est un atout majeur pour la région. Danielle Smith a mis en avant l’idée que les liens entre les deux pays vont au-delà de la géographie, reposant sur une histoire partagée et une amitié solide. Ce discours s’inscrit dans un contexte où les incertitudes économiques et les divergences d’intérêts rendent les collaborations plus difficiles, mais aussi plus nécessaires.
Danielle Smith a présenté l’approche de l’Alberta en matière de développement des centres de données comme un exemple de réussite économique. Elle a cité l’investissement récent de Meta, la société mère de Facebook et Instagram, qui a annoncé la construction d’un centre de données au nord d’Edmonton. Pour mener à bien ce projet, l’Alberta a imposé à Meta de construire sa propre centrale électrique au gaz naturel, tout en situant le projet dans une zone déjà industrialisée. Ces mesures visent à garantir l’acceptabilité sociale du projet et à faciliter l’expansion future de ce type d’infrastructures. Selon la première ministre, cette stratégie positionne l’Alberta comme un acteur clé dans la course mondiale aux centres de données, un secteur en pleine expansion et stratégique face à la concurrence, notamment de la Chine.
Lors du sommet, l’ambassadeur américain au Canada, Pete Hoekstra, a exprimé le souhait des États-Unis de doubler leurs importations de pétrole en provenance du Canada. Il a souligné que le Canada est l’un des meilleurs endroits au monde pour se procurer du pétrole, et que l’Alberta en particulier représente un partenaire d’affaires de choix. Actuellement, les États-Unis importent entre 3 et 4 millions de barils de pétrole par jour en provenance du Canada, ce qui représente environ un quart des exportations canadiennes vers le sud de la frontière. L’ambassadeur a indiqué que les États-Unis pourraient importer 3 ou 4 millions de barils supplémentaires par jour au cours de la prochaine décennie. Les régions les plus susceptibles de fournir ce surplus de pétrole sont l’Alberta et la Saskatchewan, selon ses propos.
Le pétrole constitue la principale exportation du Canada vers les États-Unis. Selon les données de Statistique Canada, les produits énergétiques, dont le pétrole, représentent environ 25 % des exportations canadiennes vers les États-Unis. Cette dépendance mutuelle est un pilier des relations économiques entre les deux pays. Les États-Unis, qui sont le premier partenaire commercial du Canada, voient dans le pétrole canadien une source stable et fiable d’approvisionnement énergétique. Cette relation commerciale est d’autant plus cruciale qu’elle s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques et de recherche de sécurité énergétique pour les États-Unis.

