Sous pression pour désarmer le Hezbollah, le président libanais reçu aujourd'hui par Trump
La visite de Joseph Aoun est la première d'un président libanais à Washington depuis 2009..
Le président libanais Joseph Aoun rencontre aujourd'hui Donald Trump à la Maison-Blanche, une première depuis 2009. Cette réunion marque l'intérêt continu des États-Unis pour le Liban, un pays du Moyen-Orient en crise. Joseph Aoun, ancien chef de l'armée, a été élu en janvier 2025 avec le soutien de l'Occident, marquant un changement dans la politique libanaise. Son objectif principal est de désarmer le Hezbollah, un mouvement armé pro-iranien, afin de rétablir la souveraineté du Liban. Cependant, cette mission s'avère complexe en raison de l'opposition du Hezbollah et des tensions régionales.
Le Hezbollah, mouvement chiite soutenu par l'Iran, refuse de se désarmer, ce qui bloque toute avancée vers la paix. Israël, qui occupe une partie du sud du Liban depuis sa dernière guerre avec le Hezbollah, exige ce désarmement comme condition pour se retirer. Les États-Unis, qui parrainent des négociations entre le Liban et Israël depuis avril 2026, ont annoncé le début de l'application d'un accord confiant à l'armée libanaise le contrôle de zones pilotes dans le sud. Ces zones, situées en bordure des régions occupées par Israël, sont un premier pas vers la souveraineté libanaise. Pourtant, sans désarmement du Hezbollah, la paix reste impossible selon les États-Unis.
Depuis avril 2026, le Liban et Israël mènent des négociations pour dissocier le dossier libanais de la guerre régionale impliquant l'Iran. Un accord-cadre signé en juin 2026 prévoit l'établissement de zones pilotes sous contrôle de l'armée libanaise. Cependant, les violences persistent : plus de 4 300 personnes ont été tuées depuis le début des frappes israéliennes en mars 2026. Les tensions ont légèrement diminué grâce aux négociations, mais la situation reste fragile. Téhéran a même exigé un arrêt des hostilités pour conclure un protocole d'accord avec Washington, aujourd'hui menacé par la reprise des combats.
Lors de cette rencontre, Joseph Aoun devrait demander à Donald Trump de faire pression sur Israël pour qu'il se retire du sud du Liban. En échange, les États-Unis pourraient exiger des preuves supplémentaires de la volonté du Liban de désarmer le Hezbollah, comme la révocation des officiers de l'armée suspectés de collusion avec le mouvement. Marco Rubio, secrétaire d'État américain, a salué les efforts du gouvernement libanais tout en insistant sur la nécessité de démanteler l'infrastructure terroriste du Hezbollah. Donald Trump pourrait aussi chercher à obtenir des garanties pour la paix avec Israël.
La visite de Joseph Aoun soulève des inquiétudes quant aux demandes supplémentaires que les États-Unis pourraient imposer au Liban. Une idée controversée, soutenue par Donald Trump, serait d'autoriser la Syrie à déployer des troupes au Liban pour écraser le Hezbollah. Cependant, le président syrien Ahmad Al-Charaa a démenti toute intention d'intervenir, craignant de rouvrir de vieilles blessures. Cette proposition est perçue comme dangereuse par certains observateurs, comme Maha Yehya, directrice du Carnegie Middle East Center, qui craint des conséquences imprévisibles pour le Liban.
La guerre entre Israël et le Hezbollah, déclenchée en mars 2026, a causé la mort de plus de 4 300 personnes et des destructions massives au Liban. L'armée israélienne a mené des frappes aériennes, des offensives terrestres et occupe une large partie du sud du pays. Les violences ont légèrement baissé depuis le début des négociations, mais la situation humanitaire reste critique. Le Liban, déjà en crise économique et politique, doit faire face à ces défis tout en tentant de rétablir sa souveraineté et de désarmer le Hezbollah.

