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Diesel : des millions de voitures thermiques bientôt sauvées grâce à cette découverte inattendue

Presse-Citron · mis à jour il y a 20 j

Une équipe de chercheurs a réalisé une percée majeure dans l’adaptation des moteurs diesel. Une innovation pouvant potentiellement sauver des millions de véhicules menacés par les restrictions environnementales..

Découverte majeure

Une équipe de chercheurs de l’université RUDN a réalisé une avancée scientifique majeure en permettant à un moteur diesel de fonctionner avec de l’huile de colza pure. Cette innovation pourrait sauver des millions de véhicules thermiques menacés par les restrictions environnementales actuelles. Jusqu’à présent, les moteurs diesel utilisaient principalement du gazole, un carburant fossile issu du pétrole. L’huile de colza, quant à elle, est un biocarburant produit à partir de plantes, renouvelable et moins polluant. Les tests ont été menés sur un moteur MD-6, un type de moteur souvent utilisé dans les machines agricoles, et ont montré que des modifications techniques permettaient d’obtenir des performances comparables à celles du diesel traditionnel. Cette découverte intervient alors que les véhicules diesel sont progressivement exclus des zones à faibles émissions (ZFE) en Europe, en raison de leurs émissions élevées de particules fines et d’oxydes d’azote.

Avantages écologiques

L’utilisation de l’huile de colza comme carburant pour les moteurs diesel présente des avantages environnementaux significatifs. Selon les chercheurs, cette solution permet de réduire drastiquement les émissions de particules fines, des polluants nocifs pour la santé et l’environnement. Les tests réalisés montrent une baisse importante de ces émissions, ce qui pourrait permettre aux véhicules diesel adaptés de bénéficier d’une meilleure classification environnementale. Par exemple, les poids lourds fonctionnant déjà à l’huile de colza pure, comme ceux utilisant l’Oléo100 (un carburant à 100 % de colza), affichent une réduction de 80 % des émissions de particules fines, avec une surconsommation limitée à 5 %. Cette amélioration pourrait faciliter l’accès des véhicules diesel aux ZFE, où seules les voitures les moins polluantes sont autorisées. Cependant, cette technologie nécessite encore des ajustements pour être pleinement adaptée aux voitures particulières.

Exemple des poids lourds

Le secteur des poids lourds a déjà adopté l’huile de colza comme carburant, offrant un exemple concret de son potentiel. Le groupe Avril commercialise l’Oléo100, un biocarburant composé à 100 % d’huile de colza, utilisé par de nombreux transporteurs en France. Les résultats sont encourageants : une réduction de 80 % des émissions de particules fines et une surconsommation de seulement 5 % par rapport au diesel traditionnel. Plusieurs constructeurs, comme Renault Trucks, MAN, Volvo Trucks et Scania, proposent désormais des modèles certifiés pour fonctionner au B100 (un biocarburant contenant 100 % d’huile végétale). Ces véhicules obtiennent la vignette Crit’Air 1, une classification réservée aux motorisations essence les plus récentes et les moins polluantes. Cette vignette permet de circuler librement dans les zones restreintes, ce qui représente un avantage majeur pour les transporteurs.

Défis techniques

Malgré les progrès réalisés, plusieurs défis techniques doivent encore être relevés pour généraliser l’utilisation de l’huile de colza dans les voitures particulières. Les chercheurs de l’université RUDN travaillent sur l’adaptation des systèmes d’injection, la gestion des températures et la compatibilité des matériaux pour rendre cette technologie accessible au grand public. Par exemple, les moteurs diesel traditionnels ne sont pas conçus pour fonctionner avec des huiles végétales, qui ont des propriétés différentes de celles du gazole. De plus, l’infrastructure actuelle ne permet pas encore de distribuer facilement ce type de carburant. L’Oléo100, par exemple, n’est disponible que dans des stations-service spécialisées ou via des cuves privées installées par les entreprises. Le développement d’un réseau de distribution adapté aux particuliers est donc essentiel pour démocratiser cette solution.

Ce que ça pourrait changer

Pour l’instant, la réglementation limite l’utilisation de l’huile de colza comme carburant aux véhicules conformes à la norme Euro 6, fabriqués après 2014. Cette norme, introduite en 2014, fixe des limites strictes pour les émissions polluantes des véhicules. Une adaptation des normes pourrait permettre d’étendre cette solution à un parc automobile plus large, incluant des véhicules plus anciens. Cependant, cette évolution dépend des décisions des autorités européennes et nationales. En France, les ZFE (zones à faibles émissions) restreignent progressivement l’accès aux véhicules les plus polluants, ce qui pousse les constructeurs et les chercheurs à innover pour préserver l’avenir des moteurs diesel. Cette innovation pourrait ainsi offrir une seconde vie à des millions de véhicules menacés par ces restrictions.

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