First Nations Chief says government MPP is lying about meeting with him
PC representative Kevin Holland told a reporter he met with the Gull Bay Chief. Wilfred King says it never happened.
En juillet 2026, le nord-ouest de l’Ontario est touché par des feux de forêt dévastateurs qui menacent plusieurs communautés autochtones. Ces incendies ont forcé des évacuations massives, notamment dans les Premières Nations de Kiashke Zaaging Anishinaabek (Gull Bay) et de Neskantaga. Les autorités provinciales, dirigées par le gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford, affirment avoir amélioré la communication avec les communautés touchées. Cependant, ces déclarations sont contestées par les chefs autochtones, qui dénoncent un manque de coordination et de transparence dans la gestion de la crise. Les feux ont détruit des propriétés entières et coupé des routes essentielles, comme la Highway 599 vers Pickle Lake, privant certaines communautés de ravitaillement aérien en nourriture, médicaments et carburant pendant plusieurs jours.
Le député provincial ontarien Kevin Holland, membre du Parti progressiste-conservateur (PC) et ministre associé des forêts, a affirmé dans une interview publiée le 25 juillet 2026 avoir amélioré les échanges avec les chefs autochtones, dont Wilfred King, chef de la Première Nation Gull Bay. Il a également mentionné que le premier ministre Doug Ford s’était dit prêt à rencontrer ce dernier. Cependant, le chef King a catégoriquement démenti ces propos lors d’une conférence de presse le 28 juillet 2026. Il a déclaré n’avoir jamais eu de discussion avec Holland et accusé ce dernier de mentir aux Ontariens. King a précisé avoir croisé Doug Ford par hasard le 18 juillet 2026 au centre de la Croix-Rouge à Thunder Bay, où il a brièvement interpellé le premier ministre pour exiger une réunion de deux heures avec le ministre des Ressources naturelles, Mikel Harris, afin de coordonner la réponse aux incendies. Selon King, cette demande a été refusée.
Le chef Wilfred King a été l’un des premiers à dénoncer publiquement le 12 juillet 2026 le manque d’informations transmises par l’Ontario pour organiser les évacuations dans sa communauté. Il a depuis réclamé une enquête publique sur la gestion des feux de forêt par la province, une demande soutenue par les partis d’opposition (NPD, Parti vert et Parti libéral) ainsi que par d’autres communautés autochtones touchées. King souligne que les appels à une enquête ne reçoivent aucune réponse de la part du gouvernement provincial, qu’il qualifie de « sourd ». Il insiste sur le fait que ce problème ne concerne pas uniquement les Premières Nations, mais bien l’ensemble de l’Ontario, puisque les dysfonctionnements ont affecté des milliers de personnes et de biens.
La Première Nation de Neskantaga, une communauté accessible uniquement par avion, a dû évacuer le 19 juillet 2026 en raison de l’avancée des feux et de la coupure de la Highway 599, qui sert de ligne d’approvisionnement aérien pour les denrées, les médicaments et le carburant. Le chef Gary Quisess a révélé le 25 juillet 2026 que le Centre provincial des opérations d’urgence (PEOC) avait interrompu une réunion d’urgence le 23 juillet, promettant de reprendre les échanges seulement le 30 juillet. Sous la pression, une nouvelle réunion a finalement eu lieu le 28 juillet pour discuter du retour des habitants. Quisess a indiqué que les communications s’étaient légèrement améliorées depuis, avec l’ouverture de la route vers Pickle Lake et la reprise des livraisons aériennes. Cependant, il critique l’absence du ministre des Affaires autochtones, Greg Rickford, qui n’a pas visité les communautés en crise, et estime que les échanges restent insuffisants.
La députée néo-démocrate (NPD) Lise Vaugeois, représentante de la circonscription de Thunder Bay-Superior Nord où se trouve Gull Bay, a critiqué l’inaction du gouvernement provincial. Elle affirme que ni le premier ministre Doug Ford, ni Kevin Holland, ni aucun autre ministre n’a contacté le chef King ou sa communauté avant ou pendant les évacuations. Vaugeois souligne que les déclarations du gouvernement sur une préparation optimale pour la saison des feux contrastent avec les pertes catastrophiques subies par les habitants. Elle dénonce également le manque de communication avec les élus locaux, y compris son propre bureau, qui n’a pas été informé du sort des évacués dans sa circonscription. Ces critiques s’ajoutent à celles des autres partis politiques, tous unis pour réclamer une enquête indépendante sur la gestion de la crise.

