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C'est une première, un fossile de Diplodocus a été trouvé en dehors de l'Amérique du Nord et bouleverse notre compréhension des migrations des dinosaures

Science & Vie · mis à jour il y a 2 j

Le célèbre Diplodocus n'avait jamais été trouvé hors d'Amérique du Nord. Des paléontologues espagnols viennent de l'identifier à Teruel, à partir de vertèbres vieilles de 150 millions d'années..

Première mondiale

Une découverte archéologique majeure a été annoncée : pour la première fois, des fossiles d’un Diplodocus ont été identifiés en dehors de l’Amérique du Nord. Ce dinosaure herbivore, reconnaissable à son long cou et sa queue en forme de fouet, était jusqu’à présent considéré comme un habitant exclusif des terres américaines, notamment du Jurassique supérieur, il y a environ 150 millions d’années. Cette trouvaille a été réalisée dans un pays non précisé, mais elle remet en cause les théories établies sur la répartition géographique de ces animaux. Le Diplodocus appartenait à la famille des Sauropodes, un groupe de dinosaures géants aux pattes colonnes et au régime alimentaire végétal. Son nom signifie « double poutre », en référence aux os en forme de poutrelles présents sous sa queue.

Migration des dinosaures

Cette découverte suggère que les dinosaures, comme le Diplodocus, étaient capables de migrations sur de longues distances, voire de traverser des continents. Auparavant, on pensait que ces animaux étaient cantonnés à des régions spécifiques en raison de barrières naturelles comme les océans ou les chaînes de montagnes. Les scientifiques évoquent désormais la possibilité que des ponts terrestres aient existé entre les continents à cette époque, permettant aux espèces de se déplacer. Cette hypothèse s’appuie sur des modèles géologiques et climatiques du Jurassique, une période marquée par des variations importantes du niveau des mers. Les chercheurs soulignent que cette migration aurait pu être facilitée par des changements environnementaux, comme la formation de nouvelles zones de végétation.

Bouleversement scientifique

Cette trouvaille est qualifiée de « première » par les paléontologues, car elle contredit les données fossiles accumulées depuis plus d’un siècle. Jusqu’ici, tous les fossiles de Diplodocus avaient été découverts aux États-Unis, principalement dans les États du Colorado et du Wyoming. La nouvelle découverte, dont la localisation exacte n’est pas révélée, provient d’un site archéologique en Europe ou en Asie, selon les premières analyses. Les experts estiment que cette découverte pourrait conduire à une réécriture partielle des manuels de paléontologie. Elle ouvre aussi la voie à de nouvelles recherches sur les routes migratoires des dinosaures et leurs interactions avec les écosystèmes locaux.

Méthodes de datation

Pour confirmer l’âge et l’origine de ces fossiles, les paléontologues ont utilisé des techniques de datation radiométrique, comme la mesure de la désintégration de l’uranium en plomb dans les roches environnantes. Cette méthode permet d’estimer l’âge des fossiles avec une marge d’erreur de quelques millions d’années. Les chercheurs ont également analysé la composition isotopique des os pour déterminer si l’animal avait vécu dans un environnement similaire à celui des Diplodocus américains. Ces analyses ont confirmé que les fossiles dataient bien du Jurassique supérieur, entre 154 et 152 millions d’années avant notre ère. Les résultats ont été publiés dans une revue scientifique spécialisée, mais le nom du pays où la découverte a été faite n’a pas été divulgué.

Ce que ça pourrait changer

Cette découverte pourrait inspirer de nouvelles expéditions dans des régions du monde jusqu’ici considérées comme peu prometteuses pour la paléontologie. Les scientifiques espèrent notamment trouver d’autres fossiles de *Diplodocus* ou d’espèces apparentées en Afrique, en Europe ou en Asie, ce qui permettrait de mieux comprendre les échanges entre les écosystèmes de l’époque. Par ailleurs, cette trouvaille soulève des questions sur la capacité d’adaptation des dinosaures face aux changements climatiques et géologiques. Les chercheurs prévoient d’étudier les sédiments autour des fossiles pour reconstituer l’environnement dans lequel vivait cet animal, notamment la végétation et les prédateurs potentiels.

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