La Colombie demande à Trump une suspension des droits de douane après le séisme
Le tremblement de terre de magnitude 7,4 a fait près de 300 morts..
Un tremblement de terre de magnitude 7,4 a frappé l'ouest de la Colombie le lundi 12 août 2026, causant des dégâts majeurs dans les villes de Cali et Pereira. Ce séisme a fait près de 300 morts, au moins 320 disparus et environ 4 000 blessés. Environ 13 000 logements ont été détruits, aggravant une situation déjà difficile pour le pays. Les opérations de secours se poursuivent, mais les chances de retrouver des survivants parmi les disparus s'amenuisent après une semaine. Une femme, dégagée après 37 heures sous les décombres à Pereira, est décédée à l'hôpital, illustrant l'urgence de la situation. Les secouristes, épuisés après six jours de travail intense, continuent les recherches malgré le faible espoir de trouver des survivants.
Le nouveau président colombien, Abelardo de la Espriella, issu de la droite dure, a demandé à Donald Trump, président des États-Unis, une suspension temporaire des droits de douane sur les produits colombiens. Ces droits, passés de 10 % à 12,5 % fin juillet 2026, pèsent sur l'économie du pays déjà en difficulté. Le président colombien a souligné l'ampleur des défis liés à la reconstruction, qualifiant la situation économique d'apocalyptique. Il a également mentionné avoir discuté pendant dix minutes avec son homologue américain pour obtenir cette aide. Les États-Unis ont déjà contribué à hauteur de 26,5 millions de dollars américains depuis le séisme, tout en intégrant la Colombie à leur coalition contre le narcotrafic.
Pour faire face à la crise, le président colombien a annoncé son intention de recourir à l'urgence économique, une mesure exceptionnelle qui lui permet de lever des impôts et de modifier le budget sans passer par le Parlement. Cette décision vise à financer rapidement les aides aux sinistrés, notamment le paiement des loyers pour les personnes sans abri. Le gouvernement colombien a également reçu des aides humanitaires de plusieurs pays, comme le Mexique, l'Espagne ou l'Allemagne, mais n'a accepté que celles provenant de gouvernements de droite, dont les États-Unis, le Salvador, l'Équateur et Israël. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a été remercié pour son soutien.
Sur le terrain, les habitants des zones sinistrées, comme Pereira, vivent dans l'incertitude. Fernando Gaitán, un livreur de 55 ans, a déclaré que si des survivants existaient encore sous les décombres, ce serait un miracle. Les secouristes, épuisés, continuent leurs recherches malgré le peu d'espoir. À Pereira, les travaux de déblaiement se poursuivent sous haute surveillance, avec des rubans jaunes indiquant les zones dangereuses. Le caporal des pompiers Javier Jiménez a assuré que les équipes resteraient jusqu'à ce que la dernière personne soit retrouvée, malgré la fatigue accumulée après plusieurs jours de travail intense.

