“Place à vendre dans file d’attente” : la pénurie d’essence touche aussi l’Extrême-Orient russe
En visant des raffineries de pétrole en Russie, Kiev a porté un coup sévère à l’approvisionnement des stations-service du pays. Cette “crise de l’essence” se traduit par d’interminables files d’attente pour faire le plein.
Depuis fin juin 2024, la Russie fait face à une crise majeure de pénurie d'essence et de carburant dans au moins 78 régions, incluant la Crimée et Sébastopol. Cette situation touche particulièrement le kraï de Transbaïkalie, une région de l'Extrême-Orient russe située à l'est du lac Baïkal. Les villes comme Tchita, Krasnokamensk ou Zabaïkalsk subissent des files d'attente interminables dans les stations-service, avec des restrictions drastiques sur les ventes. Par exemple, dans le village d'Atamanovka, une file de 635 véhicules s'étendait sur quatre kilomètres et demi, visible depuis les airs. Ces embouteillages peuvent durer de plusieurs heures à quatre jours, paralysant la vie quotidienne des habitants.
Face à cette crise, les autorités locales ont instauré un régime d'alerte renforcée dès le 25 juin 2024. Les stations-service ont dû limiter les ventes d'essence à 15 litres par personne et par jour initialement, puis à 50 litres par véhicule pour les particuliers, tout en interdisant le remplissage de jerricans. Ces mesures visent à rationner les stocks disponibles et à éviter les achats massifs. Les stations-service des réseaux Rosneft, Kors et BRK à Tchita ont été particulièrement touchées par ces restrictions, reflétant une pénurie généralisée dans la région.
Bien que l'article ne détaille pas explicitement les causes de cette pénurie, il s'inscrit dans un contexte plus large de tensions économiques et logistiques en Russie. Les restrictions imposées aux stations-service suggèrent une insuffisance des approvisionnements en carburant, possiblement liée à des problèmes de production, de distribution ou de sanctions internationales. La situation est d'autant plus critique que la Transbaïkalie est une région éloignée et mal desservie, où les infrastructures de transport peuvent aggraver les difficultés d'accès aux ressources.
Les automobilistes de la région subissent des conséquences directes de cette crise. Les files d'attente prolongées entraînent une perte de temps considérable, avec des embouteillages pouvant durer jusqu'à quatre jours. Les restrictions de vente limitent également la quantité de carburant disponible par personne ou par véhicule, obligeant certains à se rabattre sur des solutions alternatives comme se rendre au Kazakhstan voisin pour faire le plein. Cette situation illustre les difficultés rencontrées par les populations dans un contexte de crise énergétique et économique.

