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Mélanie Joly veut se faire connaître du prochain candidat démocrate

Le Devoir · mis à jour il y a 1 j

La ministre fédérale québécoise a déjà rencontré d’influents politiciens démocrates à Chicago..

Mission de Mélanie Joly

La ministre fédérale canadienne Mélanie Joly, responsable de l’Industrie, mène une tournée aux États-Unis pour rencontrer des figures influentes du Parti démocrate. Son objectif principal est de sensibiliser le futur candidat démocrate à la présidence américaine de 2028 aux enjeux commerciaux entre le Canada et les États-Unis. Elle cherche notamment à faire baisser les droits de douane imposés par l’administration Trump, qui ont fortement perturbé les échanges économiques entre les deux pays. Ces tarifs douaniers, aussi appelés tarifs ou taxes à l’importation, sont des taxes appliquées par un pays sur les produits importés depuis un autre pays pour protéger son marché intérieur ou exercer une pression politique. Mélanie Joly a déjà rencontré plusieurs gouverneurs démocrates influents, dont J. B. Pritzker (Illinois), Josh Shapiro (Pennsylvanie) et Pete Buttigieg (ex-secrétaire aux Transports sous Joe Biden). Elle prévoit de poursuivre ces rencontres à New York lors d’un déplacement officiel à partir du 15 septembre 2026.

Contexte des tensions commerciales

Les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis se sont fortement dégradées depuis l’élection de Donald Trump à la présidence américaine. Son administration a multiplié les mesures protectionnistes, comme l’imposition de droits de douane élevés sur des produits canadiens. Par exemple, en août 2026, les négociations commerciales entre les deux pays ont échoué de manière spectaculaire, marquant un point de rupture dans les relations économiques. Trump a même évoqué à plusieurs reprises l’idée de faire du Canada le 51e État des États-Unis, une proposition symbolique visant à montrer son mécontentement envers la politique commerciale canadienne. Ces tensions ont poussé le gouvernement canadien à chercher des solutions alternatives pour protéger ses intérêts économiques. Le premier ministre Mark Carney a souligné que la relation bilatérale ne retrouverait pas son état d’avant les conflits, même après le départ de Trump.

Position des démocrates

Les démocrates américains, bien que critiques envers les méthodes de Trump, ne semblent pas prêts à supprimer totalement les droits de douane imposés par son administration. Gavin Newsom, gouverneur de la Californie et potentiel candidat démocrate à la présidence, a déclaré que son parti adopterait une approche plus nuancée, mais pas nécessairement plus clémente. Il a précisé que les démocrates pourraient réduire certains tarifs de manière ciblée, plutôt que de les éliminer entièrement. Cette position reflète une volonté de maintenir une pression sur le Canada tout en évitant une escalade des tensions. Newsom a rappelé que l’administration Biden, dirigée par Joe Biden, n’avait pas significativement modifié la politique commerciale de Trump après son arrivée au pouvoir en 2021. Les nouveaux droits de douane américains, entrés en vigueur le 15 septembre 2026, visent notamment des produits canadiens déjà ciblés, comme certains types de papier ou de ciment.

Ce que ça pourrait changer

Face à ce contexte tendu, le gouvernement canadien, dirigé par Mark Carney, mise sur une stratégie diplomatique pour préparer l’après-Trump. Mélanie Joly a expliqué que des États comme l’Illinois, dont les exportations vers le Canada représentent le principal débouché, pourraient jouer un rôle clé dans la réduction des barrières commerciales. L’Illinois exporte notamment des produits agricoles et industriels vers le Canada, ce qui en fait un partenaire économique majeur pour Ottawa. Une délégation canadienne, menée par Mark Carney, se rendra à New York pour participer à l’Assemblée générale des Nations Unies à partir du 22 septembre 2026. Le premier ministre a réaffirmé sa volonté de reprendre les négociations commerciales avec les États-Unis, mais uniquement sous conditions : le Canada exige que toute entente respecte sa souveraineté, protège ses langues officielles (français et anglais) et favorise sa culture. Ces exigences visent à éviter que le Canada ne soit contraint à des concessions inacceptables.

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