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Une célébration de la musique avec Jelly Roll en clôture du FEQ

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 17 j

Le 58e Festival d'été s'est conclu sur une communion entre le chanteur américain et le public de Québec..

Jelly Roll en tête d'affiche

Le 19 juillet 2026, le chanteur américain Jelly Roll, de son vrai nom Jason DeFord, a clos la 58e édition du Festival d'été de Québec (FEQ) sur les plaines d'Abraham. Âgé de 42 ans, il a marqué les esprits par son énergie et son interaction avec le public. Accompagné d'une dizaine de musiciens dont trois choristes, il a ouvert son concert avec sa chanson Hands Up, sortie un mois plus tôt. Le spectacle a débuté avec une projection évoquant une église, en lien avec son titre Hard Fought Hallelujah. Jelly Roll a souligné l'importance de son batteur, surnommé Porkchop, en le mettant en avant dès les premières minutes. Le public a rapidement répondu présent, scandant son nom et participant activement aux chansons.

Un mélange musical éclectique

Jelly Roll a proposé un répertoire varié, mêlant ses propres titres et des reprises inattendues. Parmi ses chansons, on a pu entendre Bloodline (en collaboration avec Alex Warren) et I'm Not Okay, interprétée assis sur un tabouret face à la foule. Il a également repris des morceaux populaires comme Where is the Love des Black Eyed Peas, No Scrub de TLC, I Want It That Way des Backstreet Boys, et Drop It Like It's Hot de Snoop Dogg, reflétant ses racines rap. Plus surprenant encore, il a interprété un extrait de Killing in the Name du groupe Rage Against the Machine, déjà entendu plus tôt dans la soirée avec le James Barker Band. Il a aussi rendu hommage à Avicii avec Wake Me Up. Ces choix illustrent sa philosophie : la musique comme célébration, sans limites de style.

Une connexion unique avec le public

Jelly Roll a créé une complicité immédiate avec le public des Plaines d'Abraham. Après seulement trois titres, il a déclaré : « C'est officiellement le plus gros spectacle que j'ai fait dans ce pays. C'est peut-être le plus gros spectacle de ma vie! » Il a partagé des anecdotes personnelles, comme le fait qu'on lui avait prédit qu'il ne traverserait jamais la frontière américaine en raison de son passé carcéral. Malgré cela, il a donné deux concerts à Québec, dont un au Centre Vidéotron en mars 2025. À la fin du spectacle, il est descendu de scène pour échanger avec les festivaliers, signer des autographes et offrir sa casquette. Il a même invité un jeune spectateur, Nicolas Larose, 18 ans, à monter sur scène pour jouer de la guitare sur Save Me, sous des feux d'artifice. Larose a décrit cette expérience comme « très stressante » mais inoubliable.

Un message de rédemption et d'espoir

Plusieurs fois pendant son concert, Jelly Roll s'est adressé à la foule comme un preacher (prédicateur), partageant des messages sur la musique comme thérapie et l'importance de la seconde chance. Ses textes s'inspirent de son passé criminel et de sa rédemption. Pour s'assurer que son public québécois comprenne ses propos, il a demandé à un membre de l'équipe de traduire en français l'idée que « l'important dans la vie, ce n'est pas ce qu'on fait, mais avec qui on le fait ». Cette approche a renforcé l'impact émotionnel de son spectacle. Il a également évoqué son parcours en expliquant qu'il était passé de l'autre côté de la loi à une vie sur scène, prouvant que le changement est possible.

Daughtry et un son rock énergique

Avant Jelly Roll, le groupe américain Daughtry a offert une prestation rock, parfois proche du metal, avec une esthétique sombre. Mené par Chris Daughtry, le groupe a interprété des titres comme Separate Ways (Worlds Apart) de Journey, avec une version plus lourde et deux fois plus de coups de pédale sur la grosse caisse. Ils ont également joué It's Not Over (20 ans après sa sortie) et Home, où Chris Daughtry a invité le public à chanter avec lui. Le groupe a remercié la foule en français, montrant une ouverture culturelle. Leur set a contrasté avec l'ambiance country rock des autres artistes de la soirée, comme le James Barker Band.

James Barker Band lance la soirée

Le groupe canadien James Barker Band a ouvert la soirée avec un son country rock, marqué par la basse de Bobby Martin qui a donné un groove particulier à des titres comme Somebody I Know et Lawn Chair Lazy. Leur dernier album, After Dark (sorti fin juin 2026), a été présenté avec une finale a cappella. Le groupe a également repris un titre de Rage Against the Machine. Le chanteur, James Barker, a interagi avec le public en distribuant des tapes dans les mains aux spectateurs les plus rapides à l'ouverture des portes. Leur performance a préparé le terrain pour les artistes suivants, tout en restant dans l'esprit country rock du FEQ.

Ce que ça pourrait changer

Cette 58e édition du FEQ s'est terminée sur une note haute avec Jelly Roll, confirmant l'attrait du festival pour les artistes internationaux. Le concert de clôture a réuni une foule nombreuse sur les Plaines d'Abraham, où l'ambiance était à la fois festive et émotionnelle. Les prestations de Daughtry et du James Barker Band ont complété la soirée, offrant une diversité musicale. Le festival a également été marqué par la participation active du public, comme en témoignent les interactions avec les artistes et les moments partagés sur les réseaux sociaux. Aucune information sur les chiffres d'affluence ou les retombées économiques n'est fournie dans l'article.

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