☕️ Fuite de données à la région Hauts-de-France, avec « potentiellement des RIB »
Chaque jour ou presque sa fuite de données. C’est au tour de la région des Hauts-de-France de confirmer dans un communiqué avoir été victime d’une cyberattaque « ayant permis un accès non autorisé à des données personnelles traitées pour son compte », comme le rapporte l’AFP avec Franceinfo.
La région Hauts-de-France a subi une cyberattaque ayant permis un accès non autorisé à des données personnelles traitées pour son compte. Deux de ses prestataires, Atexo et Docaposte, ont été ciblés. Atexo gérait les aides régionales tandis que Docaposte était responsable de la carte Génération#HDF, une aide financière pour les lycéens et apprentis. Les deux plateformes sont actuellement fermées. La région indique que les prestataires ont identifié les failles et engagé des corrections. Cette attaque intervient dans un contexte où les cybermenaces se multiplient, touchant régulièrement des institutions publiques ou privées en France.
Les pirates ont potentiellement accédé à des informations personnelles sensibles, notamment des noms, prénoms, adresses électroniques, ainsi que des RIB (Relevés d'Identité Bancaire) et d'autres données d'identification. Un RIB contient notamment l'IBAN (International Bank Account Number), un identifiant unique pour un compte bancaire. La fuite d'un RIB est particulièrement préoccupante, car elle peut permettre des prélèvements frauduleux ou des usurpations d'identité. La région n'a pas encore confirmé le nombre exact de personnes concernées, mais des pirates revendiquent avoir récupéré des données de plus de 700 000 personnes sur un forum. Les usagers concernés commencent à être informés.
La région Hauts-de-France a déposé plainte auprès des autorités compétentes pour cette cyberattaque. Elle précise que les prestataires ont identifié les failles et engagé des travaux de correction. Cette attaque rappelle celle subie en octobre 2025 par le parc informatique des lycées de la région, également victime d'une cyberattaque. Les autorités et les prestataires travaillent désormais à sécuriser les systèmes et à limiter les risques pour les personnes concernées. Les victimes potentielles sont invitées à rester vigilantes face à d'éventuelles tentatives d'usurpation ou de fraude.

