Éric Duhaime à la défense de Mario Pelchat face à aux «aberrations bureaucratiques»
Le PCQ promet d’abolir les règles qui empêchent le chanteur de tenir des spectacles dans son vignoble..
Mario Pelchat, chanteur québécois et vigneron primé à six reprises par des Félix (récompenses musicales québécoises), est en conflit avec la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) depuis 2024. Cette dernière a refusé son projet d’organiser des spectacles dans une salle de 250 places sur son domaine viticole, situé à Lemaître et Auger. Pelchat attribue ce refus à des règlements inutiles qui limitent l’utilisation des terres agricoles. La CPTAQ justifie sa décision par la nécessité de protéger les terres agricoles, mais Pelchat et ses partisans y voient une bureaucratie tatillonne qui entrave à la fois la culture et l’agriculture. La CPTAQ est un organisme québécois chargé de préserver les terres agricoles en limitant leur usage à des fins non agricoles.
Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), a apporté son soutien à Mario Pelchat en promettant de déposer un projet de loi dès 2027 pour abolir les règlements inutiles, quel que soit le nombre de députés conservateurs élus. Lors d’une visite au domaine Pelchat, Duhaime a critiqué la bureaucratie qui, selon lui, étouffe la culture et l’agriculture québécoises. Il a souligné que Pelchat représente un modèle de mise en valeur du monde agricole, combinant production viticole et animation culturelle. Le PCQ est un parti politique québécois qui prône une réduction de la réglementation et une plus grande liberté économique. Pelchat a précisé que seul Duhaime avait répondu à son invitation parmi les chefs politiques.
Mario Pelchat a subi plusieurs revers en raison de la réglementation. En janvier 2026, le Tribunal administratif du Québec (TAQ) a rejeté sa demande de révision concernant la décision de la CPTAQ. De plus, le domaine Pelchat ne peut pas vendre ses bouteilles de vin via la SAQ (Société des alcools du Québec, monopole public de vente d’alcool au Québec) car il n’a pas obtenu l’homologation d’indicatif géographique protégé. Sans cette homologation, les vins du domaine ne peuvent pas être distribués par les canaux traditionnels de la SAQ. Pelchat a expliqué que, sans spectacles ni accès à la SAQ, son domaine accumule un stock important de vin invendu chaque année, rendant sa situation financière difficile. La SAQ est l’unique distributeur autorisé pour vendre de l’alcool au Québec.
Le domaine Pelchat, Lemaître-Auger, traverse une période financière difficile depuis trois ans. Sans la possibilité d’organiser des spectacles ni de vendre ses vins via la SAQ, les revenus du domaine sont insuffisants pour couvrir ses coûts. Pelchat a indiqué que son stock de vin est trop important pour être écoulé par ses propres moyens, car il devrait distribuer lui-même ses bouteilles, ce qui est peu pratique pour de petites quantités. Il a souligné que cette situation l’empêche de se développer et de pérenniser son activité. En 2026, le domaine enregistre des pertes financières chaque année, mettant en péril sa viabilité économique.
Mario Pelchat a exprimé son soutien à la position d’Éric Duhaime sur la réduction de la réglementation, tout en restant prudent sur un soutien formel au PCQ. Il a déclaré que sa priorité était de trouver des solutions concrètes pour son domaine, et que seul lui savait comment voter (*« Dans le cubicule, il n’y a que moi qui vais savoir où je mets mon ‘’x’’ »*). Pelchat a souligné que son modèle d’affaires, basé sur l’attraction de visiteurs via des spectacles, était compromis par les restrictions bureaucratiques. Il a également critiqué le processus long et complexe pour approcher des distributeurs ou des points de vente alternatifs, ce qui limite ses opportunités commerciales.

