Une femme sur quatre atteinte de cancer du sein pourrait l'éviter grâce à six changements de comportement
Une étude mondiale révèle que 28% des années de vie perdues à cause du cancer du sein sont dues à six comportements modifiables, dont la consommation de viande rouge et le tabagisme. Ces résultats soulignent l'importance des choix de vie dans la prévention de cette maladie..
Une étude récente révèle qu'une femme sur quatre diagnostiquée avec un cancer du sein pourrait éviter cette maladie en adoptant six changements de comportement spécifiques. Ce chiffre, soit 25 % des cas, souligne l'importance de la prévention dans la lutte contre cette pathologie, qui reste la première cause de mortalité par cancer chez les femmes en France. Les chercheurs soulignent que ces modifications de mode de vie ne garantissent pas une protection absolue, mais réduisent significativement les risques. Cette estimation s'appuie sur des données épidémiologiques analysant l'impact de facteurs environnementaux et comportementaux sur l'incidence du cancer du sein.
Les six changements de comportement identifiés comme efficaces pour réduire les risques de cancer du sein incluent : éviter le surpoids après la ménopause, limiter la consommation d'alcool, pratiquer une activité physique régulière, éviter l'exposition prolongée aux hormones de substitution après la ménopause, allaiter si possible, et maintenir un poids de santé dès l'adolescence. Ces recommandations s'appuient sur des études montrant que ces facteurs influencent directement ou indirectement le développement de cellules cancéreuses dans les tissus mammaires. Par exemple, l'alcool augmente le taux d'œstrogènes dans le sang, une hormone liée à certains cancers du sein.
Les hormones, en particulier les œstrogènes, jouent un rôle central dans le développement de certains cancers du sein. Ces hormones féminines stimulent la croissance des cellules mammaires, y compris celles qui peuvent devenir cancéreuses. L'étude met en avant que les traitements hormonaux substitutifs (THS), souvent prescrits pour atténuer les symptômes de la ménopause, augmentent légèrement le risque de cancer du sein. De même, un surpoids après 50 ans ou une prise de poids importante à l'adolescence expose davantage à cette maladie, car les cellules graisseuses produisent aussi des œstrogènes.
L'activité physique régulière est l'un des leviers les plus puissants pour réduire le risque de cancer du sein. Une pratique modérée, comme 30 minutes de marche rapide par jour, diminuerait ce risque de 20 à 30 %. Les mécanismes en jeu incluent la régulation du poids, la réduction des taux d'œstrogènes et l'amélioration du système immunitaire. De plus, l'exercice favorise la production de molécules anti-inflammatoires, qui protègent les cellules contre les mutations cancéreuses. Les chercheurs insistent sur le fait que même une activité physique modérée, intégrée au quotidien, peut avoir un effet protecteur.
L'alimentation et le maintien d'un poids de santé sont des facteurs clés dans la prévention du cancer du sein. Une alimentation riche en fibres, en légumes et en fruits, et pauvre en graisses saturées, réduit les risques. À l'inverse, une prise de poids importante, notamment après 50 ans, augmente ce risque. Les cellules graisseuses, en plus de stocker l'énergie, produisent des hormones comme les œstrogènes, qui peuvent favoriser la croissance de tumeurs. Une étude a montré qu'une femme en surpoids après la ménopause a jusqu'à 30 % de risques supplémentaires de développer un cancer du sein par rapport à une femme de poids normal.
L'allaitement, lorsqu'il est possible, joue un rôle protecteur contre le cancer du sein. Il réduit le nombre total de cycles menstruels dans une vie, ce qui limite l'exposition aux œstrogènes. Les femmes qui allaitent pendant au moins six mois voient leur risque diminuer de 10 à 20 %. En revanche, la consommation d'alcool, même modérée, augmente ce risque. Une consommation quotidienne de deux verres de vin ou plus élève le risque de 10 à 20 %. L'alcool agit en augmentant le taux d'œstrogènes et en endommageant l'ADN des cellules, ce qui favorise les mutations cancéreuses.

