Plus de 500 000 Xiaomi SU7, des salariés Tesla cobayes
À la une sur Vroom cette semaine : Un nouveau cap franchi pour la jeune marque automobile Xiaomi, le Cybercab testé par les salariés Tesla et des Zeekr produites en Europe chez Volvo. Le futur n’attend pas : anticipez l’avenir des nouvelles technologies et de l’IA en lisant gratuitement ToujoursPlus, chaque jeudi dans votre boîte mail […].
Le constructeur chinois Xiaomi a annoncé avoir vendu plus de 500 000 exemplaires de sa berline électrique SU7 depuis son lancement. Ce modèle, qui se positionne comme un concurrent direct aux Tesla Model 3 ou aux voitures premium allemandes, marque une étape importante pour la marque, principalement connue pour ses smartphones. La SU7 est une voiture 100 % électrique, dotée d'une autonomie annoncée jusqu'à 800 kilomètres selon les versions, et d'une puissance pouvant atteindre 664 chevaux. Xiaomi, qui a investi massivement dans ce projet avec un budget de plusieurs milliards d'euros, vise à s'imposer sur le marché automobile mondial, dominé par les constructeurs traditionnels et Tesla. Le succès des ventes pourrait renforcer la crédibilité de la marque en dehors du secteur technologique.
Tesla a récemment été critiquée pour avoir utilisé ses propres salariés comme testeurs pour des mises à jour logicielles de ses véhicules, notamment sur des modèles comme la Model Y ou la Cybertruck. Cette pratique, révélée par des employés et des médias spécialisés, soulève des questions éthiques et juridiques. Les salariés concernés, souvent ingénieurs ou techniciens, ont été sollicités pour tester des fonctionnalités encore en phase de développement, comme des systèmes d'assistance à la conduite ou des mises à jour d'interface. Tesla, dirigée par Elon Musk, est connue pour son approche disruptive et son rythme de développement accéléré. Cependant, cette stratégie expose les employés à des risques potentiels, comme des bugs logiciels ou des dysfonctionnements mécaniques, sans garantie de sécurité supplémentaire.
Le groupe chinois Geely, propriétaire de la marque suédoise Volvo, a annoncé que certaines de ses voitures, comme les modèles de la gamme Geely, seront produites dans des usines Volvo. Cette collaboration illustre la stratégie de Geely, qui mise sur le partage de plateformes et de technologies entre ses différentes marques pour réduire les coûts et optimiser la production. Par exemple, la plateforme CMA (Compact Modular Architecture), initialement développée pour Volvo, est désormais utilisée pour plusieurs modèles Geely, comme la Geely Xingyue L. Ce rapprochement permet aux deux marques de mutualiser leurs ressources tout en conservant des identités distinctes. Geely, qui détient également des parts dans des constructeurs comme Polestar ou Lotus, renforce ainsi sa position sur le marché automobile mondial.
La semaine a également été marquée par plusieurs annonces reflétant les tendances actuelles du secteur automobile. D'une part, la montée en puissance des voitures électriques chinoises, comme la Xiaomi SU7, qui menacent les constructeurs européens et américains. D'autre part, l'accent mis sur les logiciels embarqués et les mises à jour à distance, comme le montrent les tests effectués par Tesla sur ses salariés. Enfin, la consolidation des groupes automobiles, avec des alliances stratégiques comme celle entre Geely et Volvo, devient un enjeu clé pour rester compétitif. Ces évolutions s'inscrivent dans un contexte de transition vers la mobilité durable et connectée, avec une forte pression réglementaire en Europe et en Chine pour réduire les émissions de CO₂.

