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Philosophie

J’ai toujours eu envie de changer le monde

Multitudes · mis à jour il y a 13 j

L’atelier des artistes en exil (aa-e), fondé en 2017, propose un accompagnement global aux artistes menacés ou discriminés dans leur pays d’origine, qui choisissent de s’établir durablement en France. L’association met également à leur disposition des espaces de travail à Paris et à Marseille.

Envie de transformation

L'article explore le désir profond et récurrent de transformer le monde, une aspiration qui traverse les époques et les individus. Ce sentiment n'est pas nouveau : il a été partagé par des philosophes, des artistes, des militants et des citoyens ordinaires à travers l'histoire. L'auteur souligne que cette envie s'accompagne souvent d'un sentiment d'urgence face aux crises sociales, économiques ou écologiques. Par exemple, des mouvements comme les Gilets jaunes en France ou les mobilisations pour le climat illustrent cette volonté collective de changer les structures existantes. Cependant, l'article interroge aussi les limites de cette ambition : comment passer de l'envie à l'action concrète ? Quels sont les obstacles, qu'ils soient politiques, économiques ou psychologiques ?

Revues intellectuelles engagées

La revue Multitudes est présentée comme un espace de réflexion et de débat autour de ces enjeux. Fondée en 1998, elle se positionne comme une publication critique, mêlant philosophie, économie, art et politique. Son objectif est de proposer des analyses alternatives aux discours dominants, souvent perçus comme trop technocratiques ou éloignés des réalités sociales. Par exemple, la revue aborde des sujets comme la décroissance, l'économie collaborative ou les luttes décoloniales. Elle s'appuie sur des contributions d'intellectuels, d'artistes et d'activistes, comme le philosophe Yves Citton ou l'économiste Frédéric Lordon. Son approche se veut pluridisciplinaire, refusant les frontières traditionnelles entre les champs du savoir.

Diversité des approches

L'article met en lumière la diversité des méthodes proposées pour changer le monde, reflétant la pluralité des courants de pensée au sein de Multitudes. Certains textes prônent des actions collectives, comme les coopératives ou les assemblées citoyennes, tandis que d'autres explorent des pistes plus individuelles, comme l'art engagé ou la création de nouveaux récits. Par exemple, le numéro 100 de la revue, publié à l'automne 2025, consacre un dossier aux utopies concrètes, c'est-à-dire des projets réalisables qui remettent en cause les modèles économiques traditionnels. D'autres numéros, comme celui de l'été 2026, se concentrent sur des thèmes comme l'écologie politique ou les alternatives numériques. Cette variété reflète une volonté de ne pas imposer une seule solution, mais de nourrir un dialogue entre différentes visions.

Rôle de l'art et de la culture

L'art occupe une place centrale dans la revue Multitudes, comme outil de transformation sociale et politique. Les numéros récents mettent en avant des artistes dont les œuvres questionnent les rapports de pouvoir, l'identité ou l'environnement. Par exemple, le numéro 103 (été 2026) présente le travail de Ilan Manouach, un artiste qui explore les liens entre art, technologie et écologie. De même, le numéro 104 (automne 2026) est consacré à Alisa Yoffe, une artiste russe dont les créations abordent des thèmes comme la mémoire collective ou la résistance aux régimes autoritaires. Ces contributions montrent comment l'art peut servir de levier pour repenser le monde, en offrant des perspectives décalées ou en rendant visibles des enjeux invisibilisés.

Défis et contradictions

Malgré ses ambitions, la revue Multitudes reconnaît les défis et les contradictions inhérents à la volonté de changer le monde. L'un des principaux obstacles est la tension entre l'idéal et le réalisable : comment concilier des aspirations radicales avec les contraintes du quotidien ? Par exemple, l'article évoque la difficulté de traduire des idées en actions collectives, notamment face à la montée des populismes ou à la précarisation des conditions de vie. Un autre défi est la fragmentation des luttes : comment unifier des mouvements aussi divers que ceux pour le climat, les droits des minorités ou la justice sociale ? Enfin, la revue interroge la place des intellectuels dans ce processus, soulignant que leur rôle ne peut se limiter à la production de savoirs, mais doit aussi inclure une dimension militante.

Ce que ça pourrait changer

La revue *Multitudes* s'interroge sur les moyens de diffuser ses idées au-delà des cercles académiques ou militants. Pour toucher un public plus large, elle propose plusieurs formats : une version papier, accessible via abonnement ou achat en ligne, et une version numérique disponible sur des plateformes comme *Cairn* ou *Scopalto*. Par exemple, le numéro 100 (automne 2025) est disponible en version numérique pour 12 €, tandis que la version papier coûte 20 €. La revue mise aussi sur des contenus en ligne, comme les rubriques *À chaud*, qui publient des textes courts et accessibles sur l'actualité. Ces choix reflètent une volonté de rendre les idées plus accessibles, tout en maintenant une exigence intellectuelle.

Sujets complémentaires

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