CELEX:32026D2261: Décision (PESC) 2026/2261 du Conseil du 9 octobre 2026 modifiant la décision (PESC) 2023/2135 concernant des mesures restrictives en raison d’activités compromettant la stabilité et
Le 9 octobre 2026, le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté la *Décision (PESC) 2026/2261* qui modifie une précédente mesure restrictive, la *Décision (PESC) 2023/2135*, concernant le Soudan. Cette dernière avait été prise pour limiter les activités qui sapent la stabilité et la transition politique du pays. La nouvelle décision prolonge jusqu’au 10 octobre 2027 les sanctions initialement prévues jusqu’au 10 octobre 2026. Elle actualise également la liste des individus et entités visés par ces mesures, en ajoutant ou en mettant à jour les noms de trois personnes impliquées dans des actions menaçant la paix au Soudan.
Le 9 octobre 2026, le Conseil de l’Union européenne (UE) a adopté la Décision (PESC) 2026/2261 qui modifie une précédente mesure restrictive, la Décision (PESC) 2023/2135, concernant le Soudan. Cette dernière avait été prise pour limiter les activités qui sapent la stabilité et la transition politique du pays. La nouvelle décision prolonge jusqu’au 10 octobre 2027 les sanctions initialement prévues jusqu’au 10 octobre 2026. Elle actualise également la liste des individus et entités visés par ces mesures, en ajoutant ou en mettant à jour les noms de trois personnes impliquées dans des actions menaçant la paix au Soudan.
L’UE a décidé de prolonger les mesures restrictives contre le Soudan pour une durée d’un an, soit jusqu’au 10 octobre 2027. Ces sanctions, initialement adoptées en 2023, visent à sanctionner les acteurs qui compromettent la stabilité du pays ou entravent sa transition politique. Leur extension reflète une évaluation selon laquelle la situation au Soudan reste préoccupante et nécessite une réponse continue de la part de l’UE. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) de l’UE, qui permet à l’Union d’agir de manière coordonnée sur la scène internationale.
La décision de 2026 met à jour la liste des personnes et entités sanctionnées, en remplaçant les entrées numérotées 1, 5 et 11. Parmi les trois individus concernés, on trouve le général Mirghani Idriss Suleiman, directeur du Defense Industry System (DIS), une entreprise publique soudanaise spécialisée dans la production d’armes. Le DIS génère environ 2 milliards de dollars de revenus annuels et est accusé de soutenir les actions de l’armée soudanaise (SAF) contre les Forces de soutien rapide (RSF). Une autre cible est Mustafa Ibrahim Abdel Nabi Mohamed, directeur de la banque al-Khaleej Bank et financier présumé des RSF, avec des liens étroits avec leur chef, Mohamed Hamdan Dagalo (surnommé Hemedti). Enfin, Abu Aqla Mohamed Ahmed Kaikal, chef des Forces de bouclier soudanais, une milice alliée à la SAF, est sanctionné pour des violations des droits humains et des entraves à l’aide humanitaire.
Les trois personnes sanctionnées occupent des positions stratégiques dans le conflit soudanais. Le général Mirghani Idriss Suleiman supervise la production d’armes pour la SAF via le DIS, tandis que Mustafa Ibrahim Abdel Nabi Mohamed gère des flux financiers pour les RSF, notamment via des entreprises comme al-Khaleej Bank et Shield Protective Solutions. Abu Aqla Mohamed Ahmed Kaikal, quant à lui, dirige une milice pro-SAF accusée de violences contre les civils. Ces acteurs sont associés à des figures de premier plan comme le général Abdelfattah Al-Burhan (chef de la SAF) ou Mohamed Hamdan Dagalo (chef des RSF), tous deux impliqués dans la guerre civile qui déchire le Soudan depuis 2023. Leurs actions sont jugées responsables de la dégradation de la sécurité et de l’humanitaire dans le pays.
Les sanctions de l’UE ciblent des individus et entités dont les activités sont considérées comme une menace pour la paix, la stabilité ou la sécurité du Soudan. Pour le général Suleiman, il s’agit de son rôle dans l’approvisionnement en armes de la SAF. Pour Mustafa Mohamed, c’est son implication présumée dans le financement des RSF, via des réseaux financiers opaquant depuis Dubaï. Enfin, Abu Aqla Kaikal est sanctionné pour des actes de violence contre les civils et des entraves à l’aide humanitaire, comme en témoignent des attaques documentées en 2025. Ces mesures visent à limiter leur capacité à nuire et à soutenir une résolution pacifique du conflit.
Cette décision s’inscrit dans un contexte de guerre civile au Soudan, opposant la SAF aux RSF depuis avril 2023. Les sanctions de l’UE s’ajoutent à d’autres mesures internationales pour tenter de faire pression sur les belligérants et encourager un dialogue politique. Les cibles désignées sont accusées de prolonger le conflit, de violer les droits humains et de bloquer l’accès à l’aide humanitaire pour des millions de civils. En ciblant des acteurs économiques et militaires clés, l’UE cherche à affaiblir leur capacité opérationnelle tout en maintenant une pression diplomatique pour une transition politique inclusive au Soudan.

