Les Mondiaux de cyclisme auront un «impact incroyable» pour Montréal, croit la mairesse
Martinez Ferrada demande aux Montréalais de planifier leurs déplacements le plus possible, malgré «l’enfer» appréhendé..
Les Championnats du monde de cyclisme sur route UCI auront lieu à Montréal du 20 au 27 septembre 2024. Il s'agit d'une compétition internationale de cyclisme organisée par l'Union Cycliste Internationale (UCI), la fédération mondiale de ce sport. Ces championnats sont considérés comme un événement d'envergure mondiale, similaire à la Formule 1 en termes de visibilité, mais avec une audience encore plus large selon la mairesse Soraya Martinez Ferrada. L'événement est attendu pour son impact positif sur le rayonnement international de Montréal, car il sera diffusé dans le monde entier et attirera l'attention des amateurs de cyclisme, un sport populaire sur tous les continents. La mairesse souligne que cet événement pourrait avoir un effet plus durable et positif que certains autres grands événements sportifs.
L'organisation des Championnats du monde de cyclisme entraînera d'importantes perturbations dans le trafic montréalais. La mairesse Soraya Martinez Ferrada a utilisé le terme « l’enfer » pour décrire les conditions de circulation attendues, en raison des nombreuses fermetures de rues nécessaires pour les parcours des courses. Ces fermetures concerneront notamment la rue Notre-Dame, une artère majeure de la ville, ce qui pourrait rendre les déplacements particulièrement difficiles. La mairesse a expliqué que ce choix de mots était volontaire pour attirer l'attention des citoyens et les inciter à anticiper leurs déplacements. Elle a également précisé que la Ville travaille depuis des mois à un plan de mobilité pour limiter les désagréments, mais que la participation des Montréalais sera essentielle pour réduire les impacts négatifs.
Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal, joue un rôle central dans la préparation et la communication autour de cet événement. Elle a réitéré à plusieurs reprises l'importance de la planification des déplacements par les citoyens et a souligné la responsabilité collective pour assurer le succès des championnats. Elle a également défendu l'idée que ces championnats, malgré les inconvénients, apporteront un rayonnement international significatif à la ville. Martinez Ferrada a mentionné que, même si elle n'était pas en poste en 2022, elle aurait soutenu l'accueil de cet événement, car il s'inscrit dans une stratégie plus large de promotion de Montréal à l'échelle mondiale. Elle a aussi abordé les défis sociaux de la ville, comme l'itinérance et la crise du logement, en affirmant qu'elle ne les cacherait pas, mais qu'elle travaillait activement à les résoudre.
La Ville de Montréal se prépare depuis plusieurs mois pour accueillir les Championnats du monde de cyclisme. Ces préparatifs incluent l'élaboration d'un plan de mobilité pour minimiser les perturbations, ainsi que des mesures pour garantir la sécurité et le bon déroulement des épreuves. Cependant, la mairesse a reconnu que des défis persistent, notamment en raison de la congestion routière chronique de la ville. Elle a également évoqué la grève des cols bleus, les employés municipaux, qui pourrait coïncider avec l'événement et aggraver les difficultés logistiques. Malgré ces obstacles, Martinez Ferrada reste convaincue que les bénéfices à long terme, comme le rayonnement international et l'attractivité économique, justifient les efforts consentis.
Lors de son allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), la mairesse a plaidé pour une collaboration renforcée entre les villes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) dans un contexte de tensions commerciales internationales. Elle a également déploré l'absence de la région métropolitaine dans les débats de la campagne électorale provinciale en cours. Martinez Ferrada avait lancé un appel aux partis politiques pour qu'ils réinstaurent le « réflexe Montréal », une approche visant à mieux intégrer les enjeux de la métropole dans les politiques provinciales. À ce jour, aucun parti n'a encore répondu à cette demande, selon ses dires.

