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Beaucoup moins de lycées bloqués en France, nouvelle journée d’action mardi

Le Devoir · mis à jour il y a 6 j

Depuis le début des revendications, les forces de l’ordre ont placé plus de 6800 personnes en garde à vue..

Mobilisation lycéenne en France

Depuis le 17 septembre 2026, les lycéens français se mobilisent pour dénoncer des conditions d'apprentissage jugées insuffisantes. Leurs revendications portent sur trois axes principaux : l'amélioration des infrastructures scolaires, la rénovation des bâtiments et la suppression de la sélection via Parcoursup, une plateforme numérique utilisée en France pour l'orientation et l'admission dans l'enseignement supérieur. Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte politique tendu, à six mois de l'élection présidentielle française. Les manifestations ont parfois dégénéré en violences, marquant le début d'un mouvement qui s'étend progressivement à d'autres établissements.

Baisse des blocages scolaires

Le vendredi 9 octobre 2026, seulement 141 lycées sur 3 700 étaient fermés en France, soit 96 % d'établissements ouverts. Ce chiffre marque une nette diminution par rapport aux jours précédents : 600 fermetures en début de semaine et 800 le vendredi précédent. Les autorités évoquent une décélération du mouvement, désormais concentré dans certaines zones en raison de problèmes locaux ou de dynamiques politiques spécifiques. Les dégâts causés par les manifestations et blocages s'élèvent à au moins 30 millions d'euros, selon une source gouvernementale.

Réponse gouvernementale

Face à la mobilisation, le gouvernement français a annoncé le déploiement urgent de 3 000 professeurs-remplaçants dans les lycées les plus touchés. Ces enseignants supplémentaires doivent répondre à l'une des revendications des lycéens. Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a précisé que ces professeurs étaient déjà en cours de contact avec les académies, les circonscriptions éducatives locales. Par ailleurs, une plateforme de concertation a été ouverte pour recueillir les propositions des lycéens, et le gouvernement s'est engagé à déposer des amendements au projet de budget pour intégrer certaines de leurs demandes.

Nouvelle journée d'action

Une nouvelle journée de mobilisation est prévue le mardi 13 octobre 2026, quelques jours avant le début des vacances scolaires, qui s'étaleront du 17 octobre au 1er novembre 2026. Cette mobilisation sera suivie d'une grève et de manifestations organisées par une intersyndicale étudiante et professionnelle. Le mouvement reste moins suivi que les précédentes journées, comme celle du jeudi 8 octobre où 71 500 personnes ont manifesté, dont 24 500 à Paris. Depuis le début du mouvement, plus de 6 800 personnes ont été mises en garde à vue, dont 86 % de mineurs, et 21 personnes ont été écrouées.

Ce que ça pourrait changer

Les syndicats, comme la CFDT représentée par sa secrétaire générale Marylise Léon, saluent la réponse gouvernementale mais la jugent insuffisante. Pour les lycéens, comme Alice et Justine de Marseille, les annonces du ministre constituent un premier pas, mais ne suffisent pas à répondre à leurs attentes. Parallèlement, des incidents graves ont eu lieu, comme un départ de feu au lycée Louis Feuillade à Lunel, ou des blocages dans des grandes écoles parisiennes (ENS Ulm, ENS Saclay, École nationale des chartes). Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a exprimé son inquiétude face aux incidents liés aux manifestations. Le basketteur Victor Wembanyama a également apporté son soutien aux jeunes mobilisés.

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