Moyen-Orient : les pays du Golfe visés par l'Iran après des frappes américaines sur les infrastructures iraniennes
Les pays du Golfe ont été ciblés par l'Iran ces dernières heures en réponse "aux attaques continues des Etats-Unis" justifient les Gardiens de la Révolution. Les Etats-Unis ont mené près de 140 frappes suite à l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz..
Dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, les États-Unis ont mené près de 140 frappes aériennes ciblées contre des infrastructures militaires iraniennes. Ces bombardements, les plus importants depuis le protocole d'accord signé le 17 juin 2026, visaient principalement les Gardiens de la Révolution (force armée idéologique iranienne) et leurs capacités offensives dans le Golfe Persique. Selon le Commandement central de l’armée américaine, ces frappes font suite à l’attaque d’un navire marchand dans le détroit d'Ormuz, un passage stratégique reliant le Golfe Persique au golfe d’Oman, où transite près de 20 % du pétrole mondial. Les États-Unis justifient ces actions par la nécessité de protéger la liberté de navigation dans une zone critique pour l’économie mondiale.
En représailles aux frappes américaines, l’Iran a lancé une série d’attaques par drones et missiles contre les pays voisins du Golfe, notamment au-dessus de la capitale du Qatar, Doha. Ces attaques ont été interceptées par les systèmes de défense aérienne locaux, comme en témoignent les images de drones iraniens abattus. L’Iran a également annoncé la fermeture temporaire du détroit d'Ormuz, un bras de mer où transitent chaque jour des millions de barils de pétrole, en accusant deux navires marchands d’avoir violé ses nouvelles règles de navigation. Cette fermeture, si elle était appliquée, pourrait perturber gravement l’approvisionnement énergétique mondial et faire flamber les prix du pétrole.
Cette escalade militaire s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes entre l’Iran et les États-Unis, malgré un accord signé le 17 juin 2026. Les Gardiens de la Révolution, une force paramilitaire iranienne, sont au cœur du conflit en raison de leur rôle dans les attaques contre les navires dans le Golfe et leur influence régionale. Les pays du Golfe, comme le Qatar, l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, se retrouvent pris en étau entre les représailles iraniennes et les frappes américaines. Ces événements illustrent la fragilité de la stabilité régionale, où les conflits indirects entre grandes puissances se répercutent sur les États voisins, souvent moins équipés pour faire face à de telles crises.
La fermeture du détroit d'Ormuz, même temporaire, aurait des conséquences immédiates sur les marchés énergétiques. Ce détroit, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est un point de passage obligatoire pour les tankers. Une interruption prolongée pourrait entraîner une hausse brutale des prix du pétrole, avec des répercussions sur l’inflation, la croissance économique et les coûts de transport des marchandises à l’échelle mondiale. Les pays importateurs, comme ceux d’Europe ou d’Asie, seraient particulièrement touchés, tandis que les pays producteurs du Golfe pourraient subir des pertes économiques liées à la baisse des exportations.

