La Palma, une île volcanique en convalescence 4/5 : La nouvelle carte de l’île de La Palma
Si la culture de la banane a profondément souffert du volcan et de son éruption en 2021 et si la menace du CO₂ a brouillé l’image de l’île, le tourisme a-t-il pu tirer son épingle du jeu ?.
En 2021, l’île de La Palma, située dans l’archipel des Canaries en Espagne, a été frappée par une éruption volcanique majeure. Le volcan Tajogaite a craché des coulées de lave, des cendres et des gaz pendant plusieurs mois, détruisant des infrastructures, des habitations et des cultures, notamment des plantations de bananes. Cette catastrophe naturelle a marqué un tournant dans l’histoire récente de l’île, affectant profondément son économie locale, en particulier le secteur agricole qui représente une part importante de ses revenus. L’éruption a également soulevé des préoccupations environnementales, notamment en raison des émissions de CO₂ (dioxyde de carbone), un gaz à effet de serre contribuant au réchauffement climatique.
L’éruption de 2021 a eu un impact économique sévère sur La Palma. Le secteur de la culture de la banane, principale ressource agricole de l’île, a particulièrement souffert en raison des coulées de lave et des cendres qui ont détruit des terres arables. Par ailleurs, l’image de l’île a été ternie par les craintes liées aux émissions de CO₂, effrayant certains touristes potentiels. Selon Raquel Rebollo, déléguée du Conseil Insulaire de La Palma, l’économie locale peinait à retrouver son niveau d’avant éruption en 2026, malgré des signes de reprise. Le tourisme, traditionnellement un pilier économique pour l’île, a dû s’adapter à cette nouvelle réalité.
En 2026, La Palma mise sur un nouveau type de tourisme pour relancer son économie : le tourisme volcanique. Cette forme d’écotourisme attire des visiteurs du monde entier, désireux de découvrir les paysages transformés par l’éruption du Tajogaite. Des agences comme La Palma Outdoor, dirigée par des guides locaux comme Rebecca, proposent des randonnées encadrées pour explorer les zones touchées par le volcan. Ces excursions, limitées à huit participants par groupe, permettent de sensibiliser à la résilience naturelle et à la géologie unique de l’île. Ce tourisme alternatif vise à diversifier l’économie locale tout en préservant l’environnement, en s’inscrivant dans une démarche de développement durable.
L’éruption de 2021 a profondément modifié la géographie de La Palma, notamment en créant de nouveaux reliefs et en redessinant les contours de l’île. En 2026, une nouvelle carte géographique est en cours d’élaboration pour refléter ces changements. Cette mise à jour inclut les zones touchées par les coulées de lave, les nouveaux sentiers de randonnée et les sites d’intérêt touristique liés au volcan. Selon les autorités locales, cette carte servira à la fois aux habitants, aux scientifiques et aux touristes, en offrant une vision précise et actualisée de l’île. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de reconquête et de valorisation des territoires affectés.
En septembre 2026, La Palma montre des signes de reprise progressive après l’éruption de 2021. Le tourisme, notamment le tourisme volcanique, commence à jouer un rôle clé dans cette relance. Raquel Rebollo, déléguée du Conseil Insulaire, indique que l’île s’apprête à retrouver son niveau d’activité d’avant éruption, bien que certains secteurs comme l’agriculture peinent encore à se rétablir. Les autorités locales misent sur des activités durables et innovantes pour attirer de nouveaux visiteurs et redonner confiance aux habitants. Cependant, des défis persistent, notamment en matière de gestion des risques liés aux émissions de gaz et à la stabilité des sols.

