Primaire de la gauche : santé des femmes, VSS
Les cinq candidats à la primaire sociale-démocrate ont reçu un questionnaire sur les droits des femmes, que leur a adressé l’observatoire féministe lancé par l’élue socialiste Gabrielle Siry-Houari et la militante Marie-Noëlle Bas. Leurs réponses seront publiées avant le premier tour..
En septembre 2026, cinq candidats de gauche participent à une primaire pour désigner leur représentant à l'élection présidentielle française de 2027. Parmi eux, seule Ségolène Royal, 73 ans, est une femme, ce qui soulève des questions sur la représentation féminine dans le paysage politique de gauche. Cette situation est qualifiée d'échec collectif par Gabrielle Siry-Houari, élue socialiste et cofondatrice de l'observatoire féministe ayant lancé le questionnaire aux candidats. La primaire se déroule dans un contexte où les questions de droits des femmes occupent une place centrale dans le débat public, notamment après des affaires comme celle de Lyhanna, qui a motivé des manifestations pour une loi intégrale contre les violences sexuelles à Paris en septembre 2026.
L'observatoire féministe lancé en juillet 2025 par Gabrielle Siry-Houari (élue socialiste) et Marie-Noëlle Bas (militante) a adressé un questionnaire aux cinq candidats de la primaire de gauche. L'objectif était d'évaluer leur sensibilité aux droits des femmes et l'intégration de ces enjeux dans leurs programmes électoraux. Gabrielle Siry-Houari précise que cette initiative vise à s'assurer que le féminisme ne sera pas le parent pauvre de la primaire, c'est-à-dire que ces questions ne seront pas négligées dans les débats. Les réponses des candidats seront publiées avant le premier tour de la primaire.
Le questionnaire aborde plusieurs sujets clés liés aux droits des femmes. Parmi eux, la santé des femmes, les VSS (Violences Sexuelles et Sexistes), et le coût de la virilité. Les VSS regroupent l'ensemble des violences liées au genre, incluant les agressions sexuelles, le harcèlement et les discriminations. Le coût de la virilité désigne les conséquences économiques et sociales des normes traditionnelles de masculinité, comme les risques accrus pour la santé des hommes ou les inégalités professionnelles. Ces thèmes reflètent les priorités d'un féminisme moderne, qui dépasse la simple égalité juridique pour inclure des enjeux de santé publique et de transformation des rapports sociaux.
La publication des réponses des candidats avant le premier tour de la primaire souligne l'importance accordée aux questions féministes dans cette élection. Gabrielle Siry-Houari, conseillère de Paris, regrette que le féminisme ne soit pas toujours une priorité pour les partis politiques, malgré son rôle central dans les mobilisations sociales récentes. L'observatoire féministe cherche ainsi à influencer le débat politique en mettant en lumière les engagements des candidats sur ces sujets, dans un contexte où les violences faites aux femmes et les inégalités de genre restent des défis majeurs en France.

