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Culture

Nuits et jours de Leonor Fini 4/9 : Stanislao Lepri par Constantin Jelenski

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 5 j

Dans "Démarches", Gérard Julien Salvy reçoit Constantin Jelenski, préfacier de Stanislao Lepri : "Dessins". Il retrace le parcours de ce peintre romain, diplomate devenu artiste, pour qui peindre relevait du jeu et de l'enfance retrouvée..

Qui était Stanislao Lepri

Stanislao Lepri (1905-1980) était un peintre italien issu de l'aristocratie romaine, formé dans une éducation catholique. Il a d'abord embrassé une carrière diplomatique, notamment comme conseiller d'ambassade à Bruxelles, où il a côtoyé des artistes comme René Magritte. Cependant, en 1942, il rencontre Leonor Fini, une artiste argentine, à Monte-Carlo, ce qui marque un tournant décisif dans sa vie. Il abandonne alors la diplomatie pour se consacrer entièrement à la peinture. Bien qu'ami de figures surréalistes comme Victor Brauner ou Max Ernst, Lepri est resté en marge des courants artistiques majeurs de son époque, refusant aussi bien l'avant-garde que l'académisme. Son œuvre, à la fois drôle, nostalgique et dramatique, se distingue par son originalité et son indépendance.

Une œuvre en marge

Stanislao Lepri a développé une œuvre picturale et graphique très personnelle, souvent qualifiée de marginale par rapport aux mouvements artistiques contemporains. Contrairement à ses contemporains, il ne cherchait pas à s'inscrire dans une école ou un courant précis. Ses influences étaient variées : les livres et le cinéma de sa jeunesse, la demeure familiale près du lac de Bracciano (Italie), avec ses fresques bibliques et ses greniers peuplés de chauves-souris, ainsi que des objets insolites comme des bois flottés ou des pierres aux formes étranges. Lepri travaillait quotidiennement l'après-midi, produisant des dessins et des peintures libres, imaginatives et décalées. Il s'adonnait aussi à des activités annexes comme la décoration théâtrale pour les Ballets des Champs-Élysées de Roland Petit, des collages ou des albums illustrés, comparables à des dessins animés.

La méthode de Lepri

Pour Stanislao Lepri, peindre n'était pas une activité sérieuse ou laborieuse, mais un jeu, une forme d'enfance retrouvée. Constantin Jelenski, essayiste et critique d'art polonais, ami de Lepri et de Leonor Fini, décrit sa méthode comme une approche ludique et spontanée, loin des contraintes académiques. Lepri travaillait sans pression, explorant des techniques variées et des supports insolites. Son processus créatif était marqué par une grande liberté, où l'imagination primait sur les règles établies. Jelenski souligne que Lepri dessinait et peignait avec une régularité quotidienne, mais sans chercher à plaire ou à se conformer aux attentes du marché de l'art. Cette attitude a contribué à faire de son œuvre une singularité dans le paysage artistique du XXe siècle.

Ce que ça pourrait changer

Malgré des amitiés avec des figures majeures du surréalisme comme **Victor Brauner** ou **Max Ernst**, Stanislao Lepri est resté un artiste relativement méconnu du grand public. Son œuvre n'a pas été largement exposée ni commercialisée de son vivant, ce qui a contribué à son isolement artistique. En 1981, soit un an après sa mort, les Éditions des maîtres du XXe siècle ont publié un ouvrage consacré à ses dessins, préfacé par **Constantin Jelenski**. Cet ouvrage a permis de faire connaître son travail à un public plus large. Aujourd'hui, des expositions comme *The Haunting Current :

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