Début d’une histoire d’amour entre la Fédération internationale de canoë et Montréal
« Ça a juste été magique. [...] Tous les athlètes, qu’ils soient canadiens ou non, ont aimé le site ».
Montreal a organisé pour la première fois la Coupe du monde de canoë, un événement sportif international majeur, depuis 25 ans. Cette compétition s'est tenue hors d'Europe, une première pour la Fédération internationale de canoë (FIC). Casey Wade, président de Canoe Kayak Canada, l'organisation hôte, a reconnu que des incertitudes existaient au début, notamment en raison de l'inexpérience de son équipe dans l'organisation d'un tel événement. Malgré cela, l'organisation s'est déroulée avec succès, du début à la fin. Le site de compétition, situé dans le Bassin olympique au parc Jean-Drapeau, a été salué par les athlètes et les organisateurs pour son accessibilité, notamment grâce à la présence d'un métro écologique et durable.
Thomas Konietzko, président de la Fédération internationale de canoë (FIC), a exprimé sa satisfaction quant à l'organisation de la Coupe du monde à Montréal. Il a souligné que malgré certaines craintes initiales concernant l'administration, le transport ou la construction, aucun aspect n'a été critiqué. La FIC espérait la participation de 400 athlètes, mais plus de 800 participants, issus de 64 pays, ont finalement pris part à l'événement. Cette affluence a dépassé les attentes et a été saluée comme un succès majeur. Konietzko a également félicité Canoe Kayak Canada pour son professionnalisme, qualifiant l'événement de magique.
Le canoë est traditionnellement un sport dominant en Europe, mais la FIC souhaite développer sa popularité à l'échelle mondiale. Pour cela, une stratégie a été mise en place pour organiser au moins une Coupe du monde hors d'Europe chaque année. Après Montréal en 2024, la compétition est prévue au Japon en 2027. Konietzko a également mentionné que l'événement a été diffusé en direct au Brésil, aux États-Unis et au Canada, touchant ainsi un public plus large. Il a encouragé Canoe Kayak Canada à postuler pour accueillir d'autres compétitions internationales, suggérant que Montréal pourrait devenir un lieu récurrent pour ces événements.
Plusieurs athlètes canadiens ont brillé lors de cette Coupe du monde. Sophia Jensen, une Québécoise, a remporté une médaille d'argent au C-1 200 m, une épreuve de canoë monoplace sur une distance de 200 mètres. Jensen a exprimé sa satisfaction malgré l'absence de victoire, reconnaissant la performance de sa concurrente Liudmyla Luzan, médaillée d'or. Katie Vincent, championne à Paris, a connu une journée difficile le samedi en raison d'un blocage mental, mais a rebondi le lendemain en remportant une médaille de bronze au C-1 5000 m. Elle a également participé à une course en équipe, le C-4 500 m, où l'équipage canadien a terminé troisième. Élizabeth Desrosiers-McArthur, participant à sa première Coupe du monde, a apprécié l'expérience d'une compétition en équipe.
Les organisateurs et athlètes ont souligné l'importance de développer le canoë comme sport mondial. Konietzko a mentionné que des pays comme le Mexique, la Chine, l'Inde et les États-Unis pourraient accueillir des compétitions futures. Casey Wade, président de Canoe Kayak Canada, a indiqué que son organisation envisage de postuler pour accueillir d'autres Coupes du monde dans les prochaines années, notamment à Montréal et à Halifax. Wade a également évoqué une stratégie pour renforcer la présence du canoë au Canada et à l'international, confirmant l'intérêt des athlètes et des fédérations pour ces événements.

