Emmanuel Macron réunit les partis face aux crises qui menacent la France
Emmanuel Macron a réuni chefs de partis et candidats à la présidentielle pour évoquer les crises qui touchent la France : intensification de la menace hybride russe et flambée des prix de l’énergie. Il souhaite un G7, mais exclut davantage d’aides ou des baisses de taxes..
Emmanuel Macron, président de la France, a organisé une réunion avec les chefs de partis politiques et les candidats à l'élection présidentielle de 2027 pour discuter de deux crises majeures qui menacent le pays. La première est une menace hybride russe, qui désigne des actions menées par la Russie en dehors des conflits militaires classiques, comme des cyberattaques, des campagnes de désinformation ou des pressions économiques. Ces méthodes visent à déstabiliser un pays sans recourir à une guerre ouverte. La seconde crise concerne la flambée des prix de l’énergie, notamment du carburant et du gaz, qui s’explique en partie par les conflits au Proche et au Moyen-Orient. Ces tensions géopolitiques perturbent les approvisionnements et font grimper les coûts pour les ménages et les entreprises. La réunion s’est tenue le 18 septembre 2026 à l’Élysée, la résidence officielle du président français.
La menace hybride russe désigne des actions subtiles et non conventionnelles menées par la Russie pour affaiblir ses adversaires sans déclencher une guerre directe. Ces méthodes incluent des cyberattaques contre des infrastructures critiques (comme les réseaux électriques ou les systèmes bancaires), des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour semer la division, ou encore des pressions économiques, comme des restrictions sur les exportations de gaz. En France, cette menace semble s’intensifier, bien que les détails précis des actions russes ne soient pas précisés dans l’article. Ces stratégies visent à créer un climat d’insécurité et à fragiliser la cohésion sociale et politique du pays. La réunion du 18 septembre 2026 à l’Élysée avait pour but d’évoquer cette menace et d’envisager des réponses collectives avec les partis politiques.
La flambée des prix de l’énergie en France est principalement due aux tensions géopolitiques au Proche et au Moyen-Orient, qui perturbent les approvisionnements en gaz et en pétrole. Ces conflits entraînent une hausse des prix du carburant et du gaz, ce qui pèse sur le pouvoir d’achat des ménages et sur les coûts de production des entreprises. Pour y répondre, Emmanuel Macron a proposé de réunir un G7 (un groupe de discussion réunissant les sept plus grandes économies mondiales : États-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) consacré aux questions énergétiques. L’objectif est de mieux coordonner les stocks de gaz et de pétrole entre ces pays pour stabiliser les prix. Cependant, le président a rejeté les demandes d’augmenter les aides sociales ou de baisser les taxes, invoquant des contraintes de finances publiques, c’est-à-dire les limites budgétaires de l’État.
Lors de la réunion du 18 septembre 2026, plusieurs responsables politiques, candidats à la présidentielle de 2027 et chefs de partis ont réagi aux propositions d’Emmanuel Macron. Certains ont demandé une augmentation des aides sociales pour soutenir les ménages face à la hausse des prix de l’énergie, tandis que d’autres ont plaidé pour une baisse des taxes sur les carburants. Cependant, le président a écarté ces demandes, expliquant que l’État ne pouvait pas se permettre d’accroître ses dépenses sans risquer de déséquilibrer les finances publiques. Il a préféré insister sur la nécessité de traiter les causes de la flambée des prix, comme les tensions géopolitiques, plutôt que d’en atténuer les effets par des mesures budgétaires. Cette position a suscité des réactions contrastées parmi les participants.
Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a présenté un projet de budget pour 2027 visant à réaliser 54 milliards d’euros d’économies. Ce plan repose sur plusieurs mesures, dont le gel du point d’indice des fonctionnaires, c’est-à-dire l’indexation de leur salaire sur l’inflation, ce qui signifie que leurs revenus ne seront pas augmentés pour compenser la hausse des prix. Le projet prévoit également de mettre à contribution les retraités, probablement en réduisant certaines de leurs prestations, et d’instaurer un délai de carence pour le versement de certaines aides sociales aux étrangers. Ce délai signifie que ces personnes devront attendre un certain temps avant de pouvoir bénéficier de ces aides. Sébastien Lecornu a qualifié ces mesures de bon sens, estimant qu’elles étaient nécessaires pour réduire le déficit public. Les allocations non-contributives désignent des aides sociales qui ne sont pas liées à des cotisations préalables, comme certaines allocations familiales ou minima sociaux.
L’eurodéputée Rima Hassan, membre du parti La France Insoumise, a porté plainte devant la Cour de justice de la République (une institution judiciaire spéciale chargée de juger les ministres en cas de manquement à leurs devoirs) contre le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, pour violation du secret de l’enquête. Cette affaire remonte au 2 avril 2026, lorsque Rima Hassan a été placée en garde à vue pour apologie de terrorisme, suite à un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter). Pendant sa garde à vue, des informations ont circulé selon lesquelles elle serait en possession de stupéfiants, mais il s’agissait en réalité de CBD (un composé du cannabis non psychotrope). Selon l’émission Complément d’enquête, le ministre de l’Intérieur aurait évoqué lors d’un échange avec des journalistes la présence d’un « truc de synthèse, un dérivé de la cocaïne », avant même la fin de la garde à vue. Ces déclarations, jugées illégales, ont conduit l’avocat de Rima Hassan à saisir la Cour de justice de la République. Par ailleurs, l’avocat a également demandé à la procureure de la République de Paris d’ouvrir une information judiciaire pour violation du secret de l’enquête.
En juillet 2026, plus de 70 000 migrants marocains ont débarqué dans l’enclave espagnole de Ceuta, située en Afrique du Nord, déclenchant une crise migratoire. La plupart de ces migrants ont été rapidement renvoyés au Maroc, mais 1 700 d’entre eux sont toujours présents à Ceuta dans des conditions précaires. Ce matin-là, la police espagnole a escorté ces migrants des plages vers le port de l’enclave, où des tentes ont été installées pour les héberger temporairement, le temps que les autorités étudient leurs demandes d’asile. Cette situation a provoqué une vive réaction des partis de droite et d’extrême droite en Espagne et en Europe, qui dénoncent une gestion insuffisante de l’immigration. Les migrants attendent désormais une réponse concernant leur statut, dans un contexte où les demandes d’asile sont examinées au cas par cas.
Ce week-end des **18 et 19 septembre 2026**, la France célèbre le **bicentenaire de l’invention de la photographie**, marquée par la réalisation de la plus ancienne image conservée : **« Le point de vue du Gras »**, prise par **Nicéphore Niépce** en 1826 ou 1827. Pour marquer cet anniversaire, la **43e édition des Journées européennes du patrimoine** est dédiée à la photographie, avec des événements organisés notamment à **Chalon-sur-Saône**, la ville natale de Niépce, et à **Saint-Loup-de-Varennes**, où il a mené ses expériences. Le musée Nicéphore Niépce et sa maison ouvrent leurs portes au public, et pour la première fois, **« Le point de vue du Gras »**, actuellement conservé à l’université du Texas à Austin (États-Unis), sera exposé en France. Cet événement met en lumière l’importance historique de cette invention, qui a révolutionné la manière de capturer et de partager le monde.

