Des archéologues ont découvert un bain à remous romain antique, appartenant à un Empereur
Dans l'Antiquité, les thermes occupaient d'ordinaire une aile dédiée ou un bâtiment autonome. Quelque part dans les Balkans, l'un d'eux se logeait tout autrement, au socle d'une tour de défense.
Dans l’Antiquité romaine, les thermes désignaient des établissements publics ou privés dédiés aux bains et aux soins du corps. Ils comprenaient généralement des bassins d’eau chaude (caldarium), tiède (tepidarium) et froide (frigidarium), ainsi que des espaces pour les massages ou les exercices. Habituellement, ces thermes occupaient un bâtiment autonome ou une aile spécifique d’un palais ou d’une villa. Cependant, une découverte récente dans les Balkans révèle une configuration inhabituelle : un bain impérial romain intégré à la base d’une tour de défense. Cette intégration suggère une utilisation stratégique, combinant bien-être et sécurité, typique des résidences impériales où le confort devait coexister avec les impératifs militaires.
Le bain découvert appartenait à un empereur romain, ce qui en fait un vestige exceptionnel. Contrairement aux thermes classiques, ce bain impérial était aménagé sous une coupole percée d’ouvertures, probablement pour éclairer et aérer l’espace. La coupole, élément architectural emblématique de l’Antiquité romaine, servait aussi à réguler la température en retenant la chaleur. Les archéologues ont identifié deux zones distinctes : des bassins chauds et une étuve (sudatorium ou laconicum), une pièce où l’on transpirait sous l’effet de la chaleur sèche. Cette organisation reflète le luxe et l’innovation technique des bains impériaux, réservés à une élite restreinte.
La découverte a été faite dans les Balkans, une région marquée par des conflits et des tensions aux frontières de l’Empire romain. L’intégration d’un bain impérial au sein d’une tour de défense souligne l’importance de ces installations, même pour les souverains. Les tours de défense, souvent construites en pierre et surélevées, servaient à surveiller les alentours et à protéger les occupants. En y ajoutant un espace de détente comme ce bain, l’empereur bénéficiait à la fois d’un lieu de repos et d’un poste de surveillance, combinant utilité militaire et confort personnel. Cette configuration rare témoigne de l’adaptation des infrastructures impériales aux contraintes géopolitiques de l’époque.

