Un Américain accusé d’avoir comploté avec la tueuse de Tumbler Ridge
James Cody Bryant aurait tenté de diffuser l’attaque en direct sur les réseaux sociaux..
Le 10 février 2026, une tuerie de masse a eu lieu à Tumbler Ridge, une petite ville de Colombie-Britannique au Canada. Jesse Van Rootselaar, une adolescente de 18 ans, a tué sa mère et son frère à leur domicile, puis six autres personnes (cinq élèves et une assistante pédagogique) dans son école secondaire. Les autorités canadiennes ont d’abord cru à une attaque impliquant plusieurs tireurs, mais il s’est avéré qu’elle agissait seule. Cette tragédie a suscité une enquête approfondie, révélant l’implication d’un complice américain, James Cody Bryant, originaire de l’État de Washington, aux États-Unis. Ce dernier est accusé d’avoir participé à la préparation de l’attaque en fournissant conseils, soutien logistique et encouragements à la tueuse sur une période de plusieurs mois.
James Cody Bryant, un homme de 25 ans, est accusé par le FBI d’avoir comploté avec Jesse Van Rootselaar en vue de commettre des meurtres à l’étranger. Selon les autorités américaines, il a joué un rôle actif dans la préparation de l’attaque en donnant des conseils tactiques, notamment sur le choix des lieux cibles. Bryant aurait suggéré de privilégier les espaces ouverts pour maximiser le nombre de victimes, tout en indiquant que les couloirs offraient des possibilités de fuite. Il a également fourni un soutien financier et moral à l’adolescente, l’encourageant à passer à l’acte. Le FBI précise que Bryant disposait d’informations et de moyens pour alerter la police, mais qu’il a choisi de ne pas le faire, allant jusqu’à aider la tueuse à démarrer sa voiture le matin des meurtres. Dans la plainte déposée, Bryant admet même qu’il était peut-être le seul à pouvoir arrêter l’attaque.
Un élément clé de l’accusation contre James Cody Bryant est son intention de diffuser l’attaque en direct sur les réseaux sociaux. Selon le FBI, les deux complices avaient planifié une diffusion vidéo en direct, mais celle-ci n’a duré que 20 secondes, montrant brièvement Jesse Van Rootselaar assise dans un véhicule avec un fusil. Pendant ce direct, la tueuse aurait déclaré : « J’y vais maintenant. Fr (abréviation de for real, « pour vrai » en français). En direct. Je les ai abattus. » Bryant a confirmé avoir regardé la vidéo en direct pendant l’attaque. La plainte indique que la tueuse craignait que trop peu de personnes ne voient la diffusion si Bryant ne s’en chargeait pas, car elle n’avait pas beaucoup d’abonnés sur les réseaux sociaux. Sans son implication, l’attaque aurait peut-être eu moins de visibilité.
Les échanges entre Jesse Van Rootselaar et James Cody Bryant révèlent que la tueuse avait envisagé plusieurs cibles avant de choisir l’école secondaire de Tumbler Ridge. Dans une conversation datée du 8 août 2025, elle évoquait la possibilité de battre le record canadien de la pire fusillade de masse en tuant plus de 22 personnes. Elle mentionnait également qu’il serait « beaucoup plus facile » de commettre une tuerie dans une école ou un établissement d’enseignement supérieur en tuant plus de 14 personnes. Elle avait partagé un plan du collège Northern Lights à Dawson Creek, affirmant que cet endroit offrait les meilleures chances de tirer longtemps avant l’arrivée des policiers. Le jour des meurtres, elle a utilisé un engin explosif artisanal rudimentaire dans le lycée et a tenté de pénétrer dans les salles de classe en tirant à travers les portes verrouillées.
Le FBI s’appuie sur plusieurs éléments pour étayer les accusations contre James Cody Bryant. La plainte inclut des photos envoyées par Jesse Van Rootselaar le matin des meurtres, montrant qu’elle s’était habillée pour l’attaque, portant une minijupe noire et des bas résille, tout en tenant un fusil. Bryant a également fourni des conseils sur la manière de contourner les mécanismes de sécurité des portes de l’école. Les autorités canadiennes ont confirmé que la diffusion en direct, bien que brève, a joué un rôle dans l’amplification de l’impact médiatique de l’attaque. Mike Harrington, agent spécial du FBI, a souligné que sans la loyauté de Bryant et sa volonté de diffuser la vidéo, il est possible que l’attaque n’aurait pas eu lieu ou aurait eu moins de retentissement. Les travaux de démolition de l’école ont débuté peu après les événements.

