Manger tard le soir pourrait favoriser la graisse abdominale, révèle une étude menée sur 287 femmes
Se coucher et se lever tard passe pour une habitude anodine. Pourtant, l'horloge interne influe sur notre faim autant que sur notre tour de taille.
Une étude scientifique publiée en juillet 2026 a analysé les habitudes alimentaires de 287 femmes pour évaluer l'impact du moment des repas sur la graisse abdominale. Cette recherche s'inscrit dans le domaine de la chrononutrition, une branche de la nutrition qui étudie comment l'heure des repas influence le métabolisme. Les participantes, dont l'âge et le contexte socio-économique ne sont pas précisés dans l'article, ont été suivies pendant une période non mentionnée. L'objectif était de déterminer si manger tard le soir pouvait favoriser l'accumulation de graisse au niveau du ventre, une zone souvent associée à des risques accrus pour la santé comme les maladies cardiovasculaires ou le diabète de type 2.
La graisse abdominale, aussi appelée graisse viscérale, est la graisse qui s'accumule autour des organes internes dans la cavité abdominale. Contrairement à la graisse sous-cutanée (située juste sous la peau), elle est particulièrement dangereuse pour la santé. Des études antérieures ont montré qu'un excès de graisse viscérale augmente les risques de développer des maladies métaboliques, des troubles cardiovasculaires et même certains cancers. L'étude en question suggère que manger tard le soir pourrait favoriser cette accumulation, bien que les mécanismes exacts ne soient pas détaillés dans l'article.
Les résultats de l'étude indiquent que les femmes qui consomment leur dernier repas de la journée après 21 heures présentent une augmentation significative de la graisse abdominale par rapport à celles qui mangent plus tôt. Les chercheurs n'ont pas précisé l'écart exact de graisse mesuré, mais soulignent une corrélation entre l'heure du dîner et l'accumulation de graisse viscérale. Cette observation s'ajoute à d'autres travaux suggérant que le corps humain réagit différemment aux aliments selon l'heure de la journée, en raison de son rythme circadien, un cycle biologique d'environ 24 heures qui régule de nombreuses fonctions physiologiques.
Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ce phénomène. L'une d'elles repose sur le fait que le métabolisme ralentit naturellement le soir, notamment en raison d'une baisse de l'activité physique et d'une diminution de la dépense énergétique. Une autre piste évoque une perturbation du rythme circadien par des repas tardifs, ce qui pourrait altérer la façon dont le corps stocke et utilise les nutriments. Enfin, des chercheurs suggèrent que les hormones comme l'insuline (qui régule la glycémie) ou la leptine (qui contrôle la sensation de satiété) pourraient être moins efficaces en cas de repas tardif, favorisant ainsi le stockage des graisses.
Bien que l'étude ne propose pas de solution concrète, elle s'inscrit dans une tendance plus large encourageant à adapter ses habitudes alimentaires aux rythmes biologiques. Les experts en nutrition recommandent généralement de terminer son dernier repas au moins 2 à 3 heures avant le coucher pour permettre une meilleure digestion et un métabolisme optimal. Cette pratique pourrait réduire le risque d'accumulation de graisse abdominale, mais nécessite d'autres recherches pour confirmer son efficacité. L'article ne précise pas si d'autres facteurs, comme la qualité des aliments ou le niveau d'activité physique, ont été pris en compte dans l'étude.

