Blanchiment de capitaux : près de 7 630 personnes mises en cause en 2025, dont 39 % pour des faits liés au trafic de stupéfiants
Blanchiment de capitaux : près de 7 630 personnes mises en cause en 2025, dont 39 % pour des faits liés au trafic de stupéfiants Sécurité et Police Pénal des affaires Droit pénal.
En 2025, près de 7 630 personnes ont été mises en cause pour des faits de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme en France. Ces chiffres proviennent d’une publication du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), un organisme public chargé de collecter et d’analyser les données sur la délinquance et la criminalité. Cette étude s’inscrit dans le cadre des travaux du Conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (COLB), un groupe créé pour coordonner les actions des autorités françaises dans ce domaine. Les recommandations du Groupe d’action financière (GAFI), une organisation internationale qui lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ont également influencé cette publication. Le GAFI impose aux pays des normes strictes pour traquer ces infractions, et la France s’y conforme en publiant régulièrement des statistiques.
Parmi les 7 630 personnes mises en cause en 2025 pour blanchiment de capitaux, 39 % l’ont été pour des faits directement liés au trafic de stupéfiants. Le trafic de stupéfiants désigne la production, la vente ou la distribution illégale de drogues comme la cocaïne, l’héroïne ou le cannabis. Les revenus générés par ce trafic sont souvent très élevés, mais illégaux, ce qui pousse les criminels à les « blanchir ». Le blanchiment de capitaux consiste à rendre ces sommes d’argent illicites légitimes en les intégrant dans l’économie formelle, par exemple en les investissant dans des entreprises légales ou en les déposant sur des comptes bancaires. Cette pratique permet aux criminels de profiter de leurs gains sans attirer l’attention des autorités.
Le COLB, mentionné dans l’article, est un organisme français créé pour renforcer la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Il rassemble des représentants des ministères, des autorités judiciaires et des services de renseignement pour coordonner les actions de prévention et de répression. Ses travaux s’appuient sur les normes du GAFI, un groupe intergouvernemental qui évalue les systèmes de lutte contre le blanchiment dans le monde et propose des recommandations pour les améliorer. En France, le SSMSI est chargé de publier des statistiques sur ces infractions, afin de mesurer l’efficacité des politiques publiques et d’identifier les tendances. Ces données sont essentielles pour adapter les stratégies de lutte contre ces formes de criminalité.
Les données publiées en 2026 couvrent la période de 2021 à 2025, ce qui permet d’observer l’évolution des infractions liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme sur cinq ans. L’objectif de cette publication est double : d’une part, informer le public et les professionnels sur l’ampleur de ces phénomènes, et d’autre part, fournir aux autorités des éléments concrets pour ajuster leurs actions. Le financement du terrorisme désigne l’ensemble des moyens financiers utilisés pour soutenir des actes terroristes, qu’il s’agisse de transferts d’argent, de dons ou d’investissements. Ces deux infractions, bien que distinctes, sont souvent liées dans les enquêtes, car elles partagent des mécanismes similaires de dissimulation de fonds illicites.

