Christine Fréchette promet un « rendez-vous » sur l’itinérance en 2027
En 2025, pas moins de 12 000 personnes ont été recensées comme itinérantes au Québec..
Tous les chefs des partis représentés à l'Assemblée nationale du Québec ont soutenu l'idée d'un sommet sur l'itinérance d'ici 2027. Cette mobilisation a été initiée par Pauline Marois, ancienne première ministre et figure du Parti québécois. Elle a mené une tournée des chefs de parti pour les convaincre, obtenant l'adhésion du Parti libéral du Québec, du Parti québécois, de Québec solidaire et du Parti conservateur du Québec. La cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, s'est également ralliée à cette proposition après une rencontre constructive avec Marois. L'objectif est d'unir les forces politiques autour d'un plan national pour lutter contre l'itinérance, plutôt que de se limiter aux actions gouvernementales.
Christine Fréchette, actuelle première ministre du Québec, a annoncé son intention d'élaborer un plan national contre l'itinérance, et non un simple plan gouvernemental. Ce plan intégrera les engagements de l'État, mais aussi ceux de la société civile, du secteur privé, des groupes communautaires et de Santé Québec (organisme public de santé). Ce plan devra inclure des indicateurs (mesures pour évaluer la situation), des objectifs (résultats visés) et des cibles (chiffres précis à atteindre), ainsi que des mesures de suivi pour en vérifier l'application. Le plan actuel du gouvernement arrive à échéance fin 2026, et 170 mémoires (documents proposant des solutions) ont déjà été déposés dans le cadre de sa préparation.
Christine Fréchette a confirmé qu'un grand rassemblement, appelé rendez-vous, forum ou sommet, sera organisé au printemps 2027 pour lancer officiellement ce plan national. L'objectif est de réunir tous les partenaires (gouvernement, associations, entreprises, etc.) afin de formaliser leurs engagements et de fixer des objectifs communs. Ce sommet permettra de présenter un plan détaillé, incluant des engagements financiers et des mesures concrètes pour réduire l'itinérance au Québec. Fréchette a souligné que ce format répond aux attentes des 30 signataires d'une lettre ouverte publiée fin mai, qui réclamaient un tel exercice avant juin 2027.
Depuis 2021, le gouvernement du Québec a investi plus d'un milliard d'euros dans la lutte contre l'itinérance, mais la situation reste préoccupante. En 2025, un dénombrement a recensé 12 000 personnes en situation d'itinérance dans la province. Fréchette a reconnu que ces efforts ne suffisent pas, notamment en raison de la hausse des prix des loyers, qui aggrave les difficultés d'accès au logement. Le nouveau plan national devra donc aborder ces défis structurels, en combinant prévention, hébergement et solutions durables pour les personnes sans-abri.
Pauline Marois, ancienne première ministre et figure du Parti québécois, joue un rôle central dans cette initiative. Elle a lancé un appel à l'union des partis politiques pour organiser un sommet sur l'itinérance, arguant que cette question nécessite une approche collective et coordonnée. Marois a mené une tournée des chefs de parti pour les convaincre, obtenant leur soutien. Elle privilégie un sommet plutôt qu'un simple forum, mais estime que les deux formats peuvent servir à fixer des objectifs clairs et des engagements financiers. Son engagement reflète une volonté de dépasser les clivages politiques pour s'attaquer à un problème social majeur.

